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vendredi 11 décembre 2009

Episode 52 : My Taylor is rich !

La Gazette n'avait pas attendu avant de filer à tout vitesse, il ne tenait pas à se retrouver dans la rubrique nécrologique du journal du lendemain.
Surtout que d'habitude c'était plutôt lui qui apportait les nouvelles, et il n'avait vraiment pas envie de se retrouver à la une du jour.

Il se doutait bien que son uniforme de représentant de l'ordre n'allait pas l'aider à se fondre dans la masse, il devait impérativement se changer et trouver un habit plus discret. Après il n'aurait plus qu'à laisser sa nature faire son œuvre, son don pour passer inaperçu qui lui avait tant de fois rendu service.

Il réfléchissait à toute allure examinant les possibilités qui lui restaient, où se trouver une tenue de rechange ? Où se rendre ? Chercher de l'aide ? Auprès de qui ?
Toutes ses questions s'entrechoquaient dans sa tête cherchant à se démarquer pour qu'il leur accorde une réponse.
La Gazette n'était pas à proprement parler un décideur, mais pas franchement un suiveur non plus. Néanmoins il jouissait d'une certaine réputation au commissariat, tous le considéraient comme un fin stratège et venaient couramment le solliciter lorsqu'ils avaient besoin de conseil.
Une embuscade à tendre ! Le Sergent Taylor savait toujours où la placer.
Un débarquement d’objets de contrebandes ! Le Sergent Taylor déterminait avec aisance sur quel dock il fallait se rendre.
Un trafic de Drogues ! Vous n’aviez qu’à demander à Taylor et il vous pointera sur une carte les possibilités de planque.
Bref Taylor était un peu le Kasparov de la brigade, aucun ordinateur ne pouvait égaler son esprit de déduction.
Enfin c’est ce que tout le monde pensait de lui, tout le monde sauf son ex-capitaine, Ronan avait bien compris que Taylor ne déduisait rien.
Si il était capable de tomber juste à chaque fois, c’est parce qu’il savait où la contrebande débarquait ou bien le trajet emprunter par des gangsters tout comme les lieux où se faisait les trafics en tout genre.
Il le savait car on lui disait tout, Taylor était pire qu’un psy ou qu’une concierge voir même d’un coiffeur, c’était le genre de gars qui se plantait à coté de vous et sans que vous vous en rendiez compte, vous lui balanciez tout ce que vous saviez sur n’importe quoi. Puis lorsqu’il repartait vous en oubliez même sa présence quelques secondes auparavant et la conversation que vous aviez eue.
Bon nombre de truands cherche encore le mouchard qui les a balancé sans avoir compris qu’ils s’étaient trahis eux même auprès de Taylor.

C’est pour cela que le capitaine l’avait surnommé la gazette. Et bien qu’il ne l’avouait pas il aimait bien ce surnom. Il sera toujours reconnaissant envers le capitaine Daddybear pour avoir vu qui il était vraiment et lui avoir montrer comment utiliser ses dons pour être quelqu’un de meilleur et un bon policier.
Car contrairement à beaucoup de ces collègues, il aimait son métier, servir l’ordre et la justice, il se sentait utile à la société en aidant à la protéger.
La vocation policière était profondément encrée dans la famille Taylor depuis des générations.
Son grand-père avait quitté la sidérurgie, où l’organisation du travail était devenue trop contraignante, pour la police. Son père Charles après quelques essais philosophiques s’orienta lui aussi vers cette carrière. Même son frère la brebis galeuse de la famille, qui avait débuté dans le monde du commerce en tant que proxénète, avait fini par suivre les traces de son père en rejoignant la police scientifique après un bref séjour aux mœurs. Ses collègues se moquant toujours régulièrement de lui en le surnommant le maque Taylor.
Aux dernières nouvelles, il serait maintenant en charge d’un service complet à New York.

La Gazette ne tenait pas trop à impliquer sa famille dans tout cela, il devait trouver un appui autre part. Rentrer chez lui représentait un trop gros risque, on l’y attendait peut-être.
Et malgré tout son talent, il ne savait toujours pas où pouvait se trouver Ronan et ses deux collègues.
Il entra dans la première boutique venue et acheta de nouveaux vêtements, larguant dans la première poubelle venue son uniforme qui pourtant était toute sa fierté.
Mais ce qu’il pensait avoir découvert valait plus que sa fierté il en était certain maintenant.

Alors au détour d’une rue, il se fondit dans la foule.

Une ombre se dressa alors, le cherchant du regard, rageant de l’avoir perdu.

dimanche 29 novembre 2009

Episode 51 : Le coup rend Mulot

Mulot se réveilla encore estourbit par la violence de l'impact. Il cherche machinalement du regard son avion, mais ne le trouva pas. Il marmonna alors instinctivement, en se recroquevillant sur lui-même entre deux sanglots : Mes Précieux !
Ce n'est qu'ensuite qu'il s'intéressa à l'endroit où il avait atterri, ou plutôt amerri vu qu'il était à moitié dans l'eau, le reste de son corps étant solidement maintenu au sec par un maillage de branches et de racines.
Il reconnu l'odeur familière de l'eau croupissante des marais du sud d'Old Swamp City, et aux vu de la flore locale qui le retenait captif, il se situait près de l'embouchure du fleuve qui les traversaient, dans les mangroves d'Ossalt.

Il ne se souvenait pas clairement de la manière dont il s'en était sorti, mais il était vivant c'est ce qui comptait, et s'en souvenir ne lui apporterait pas grand chose.
Mais sa caboche ne l'entendait pas de la même manière et alors qu'il tentait comme il pouvait de se défaire de la gangue végétale qui l'oppressait, ses souvenirs lui revinrent.

Son avion allait s'écraser et lui avec, il se dirigea donc vers la porte, enfournant dans ses poches tout ce qu'il pouvait y mettre, et cherchant dans sa hâte un parachute à enfiler. Malheureusement il avait cru bon de l'enlever de sa liste des choses à emporter dans l'avion en cas de fuite, préférant laisser de la place pour des objets de plus grande valeur. Maintenant il comprenait que l'objet le plus précieux qu'il y avait dans cet épave volante était sa vie.
Le vent lui fouettait le visage, il se disait que sauter sans parachute n'était peut-être pas une si bonne idée et que le crash de l'avion lui donnerait de plus grande chance de survie.
Mais le destin décida pour lui, comme ce fût toujours le cas, alors qu'il regardait dehors tentant de juger la distance au sol, un choc survint remuant la carlingue comme un figuier en été, et l'éjectant manu militari en direction d'une fin certaine.

Bien que se disant, jusqu'ici tout va bien, tout en regardant le sol se rapprocher, il ne pu s'empêcher de se dire que de toutes les manières de voler qu'il avait apprises au cours de son existence, aucune n'exigeait de lui d'être dans les airs les bras et les jambes écartées, et à moins de se changer en écureuil volant s'en sortir ainsi était une mission impossible.

Le reste était beaucoup plus flou après, il se rappela de branche d'énormément de branches, puis d'eau en grande quantité, et l'image d'un galet qui ricoche sur la surface, mais il mit cela sur le compte du traumatisme de la chute.

Maintenant, au vue de la disparition de l'avion, il conclut que le saut était finalement la meilleure option, bien que ce ne fût pas celle qu'il avait retenu de prime abord, mais cela, personne ne pourra le savoir lorsqu'il racontera son exploit.

Il tâta ses poches, énumérant mentalement ce qu'il avait pris avant de plonger, l'essentiel y était, enfin tout ce qui lui serait utile.
Il ne lui restait plus qu'à décider ce qu'il allait faire maintenant, continuer à fuir comme il l'avait prévu, ou bien revenir et se battre.
Il se dit que finalement que le Mexique était bien trop loin à pied et qu'Old Swamp City était beaucoup plus simple à rejoindre.
Oui, Mulot n'avait jamais étouffé sous le courage, éviter les ennuis lui avaient bien réussit jusque là, mais dans ses tripes, il savait qu'aucune destination serait assez lointaine pour échapper à ses poursuivants.

Il prit donc son semblant d'aplomb à deux mains, enfin j'entends par là qu'il remonta la ceinture de son pantalon, et se mit en marche à travers le marais, bien décider à rejoindre ses collègues, ou quiconque qui serait susceptible de ne pas le laisser finir truffé de plomb.

mardi 28 avril 2009

Episode 50 : Blacker d'équerre

Il n'avait pas été facile de semer tous ces fous de la gâchette, mais Blacker avait plus d'un tour dans son sac, et surtout une intelligence assez poussé pour savoir quand et où utiliser ces tours.

Il avait éviter le plus possible les rues, traversant les immeubles et parcourant les toits, ce petit coup d'adrénaline avait réveillé le félin qui était en lui, mais il n'aimait pas vraiment être dans le rôle de la proie, il préférait de loin être le chasseur.

Mais il savait, comme tout bon prédateur, que la patience était une règle d'or, il faut analyser calmement la situation pour pouvoir élaborer une stratégie et attendre le moment propice pour fondre sur sa cible pour lui porter un coup fatal sans qu'elle n'ai le temps de réagir.

C'est pourquoi la première chose qu'il fit, c'est de se trouver un endroit sûr ou se reposer et réfléchir, et il avait plusieurs adresses dans son petit livre noir qui pouvaient lui fournir ça.

Il avait passé un bon moment dans sa planque, enfin c'était loin des taudis habituels de ce genre de situation. Il avait récupéré tout un étage d'un hôtel particulier pour son usage personnel auprès d'un entrepreneur dont la comptabilité officieuse avait atterri entre ses mains d'une manière qu'il préférait taire.

Quoiqu'il en soit, il en avait profité pour étudier de plus près ce qu'il avait récupéré auprès du diplomate, et comme il pensait s'était du lourd, du très lourd, voir du trop lourd pour lui.
Son ex-boss ne s'était pas vraiment mis dans le pétrin, on l'avait plutôt choisi et poussé dedans.
Et même avec leur nouvelle combinaison hyper flottante, aucun nageur ne pourrait faire plus d'un mètre dans cette mélasse.
C'était pire que tout ce qu'il avait imaginé, et il avait du mal à se l'avouer, mais pour une fois il ne savait absolument pas quoi faire de ce qu'il avait entre les mains.
Il devait retrouvé Ronan, c'était plus qu'un devoir, c'était une nécessité, car bien plus que la loyauté, voir même l'amitié, il faisait maintenant parti de toute cette merde lui aussi.

Malheureusement pour lui, il ne savait ni où il se trouvait, ni comment le contacter, mais la question qu'il se posait réellement à ce moment là c'était de savoir si il était toujours en un seul morceau.
Car au vue de ce qu'il avait appris, ce n'était plus une condition requise pour mettre en déroute la machination qui était en marche.

Il ne pouvait pas sortir de sa cage dorée pour partir à sa recherche, c'était trop risqué, les rues grouillaient de flics, de fed' et tout autres autorités dans le genre. Et il n'avait pas non plus à contacter ses deux acolytes, remarque ce n'était peut-être pas un mal, car ces deux là étaient tellement futés qu'ils auraient amenés les Men in Black directement à sa planque.

Il se demandait ce que ferait Ronan dans cette situation, à coup sûr il gueulerait un bon coup puis sortirait une bonne bouteille de scotch, puis il choisirait sans trop réfléchir la moins pire des solutions.
Mais Blacker ne trouvait pas la moins pire, il ne voyait que la pire et il décida de l'appeler.

mercredi 15 avril 2009

Episode 49 : Girls just want to have fun

J'avais demandé à Chandler de me larguer près du Parking souterrain de la St Patrick Street, d'un car après avoir passé quelques heures avec lui, j'avais vraiment besoin d'air, de deux, je ne tenais pas particulièrement à ce qu'il rencontre la personne que j'allais engager.
En effet bien que je témoigne généralement peu d'estime envers ceux qui ont choisi la même voie que moi, je dois bien confesser que j'éprouvais une certaine sympathie pour le travail qu'elle effectuait.
Oui Elle ! Et ça m'écorchait encore plus l'âme de reconnaitre qu'une femme se démerdait comme un chef dans ce genre de boulot !
Cindy Lunter était bien plus qu'un privé de bas étage dans mon genre elle ne faisait même pas partie de la crème de la crème que les richous s'arrachent.
Non sur ce point elle me ressemblait pas mal, elle nageait la plupart du temps dans des mares encore plus crasseuses que celles où j'osais m'ébrouer.
Je ne lui connaissais qu'un seul travers, elle avait la fâcheuse tendance à sauter sur tous les mecs qu'elle croisait et pas seulement à la gorge, si vous suivez mon raisonnement, c'est bien pour ça que j'avais congédier le petit Chandler, il n'aurait pas fait le poids et se serais fait dévoré tout cru.
Moi je n'avais pas ce problème, même si avec son physique à mi chemin entre une tueuse à gage sexy et son look de chanteuse pop déjanté d'il y a quelques décennies, je me serais bien laissé tenté.
Heureusement pour moi, Debra m'avait immunisé à vie contre tout le reste de la gente féminine.
Quoiqu'il en soit Cindy était la personne qu'il me fallait, elle allait m'aider à trouver du renfort et peut-être même à me sortir de la merde, mais je devrais alors en payer le prix.
Mais sachant que mon autre option se constituait uniquement de Chandler Ray, j'étais prêt à lui donner tout ce qu'elle me demanderait.

Je ne l'entendis même pas arriver derrière moi, elle se contenta de me passer le bras autour du coup en s'exclamant nonchalamment : " Alors mon petit Ronny, on dirait que tu as des problèmes "

Cette attitude m'énervait chez elle, elle se montrait excessivement familière avec tout le monde, même si beaucoup de mâles sont aux anges lorsqu'une beauté comme Cindy les collent un peu, ceux qui comme moi préfère garder leur distance et éviter tout contact un peu trop proche ne la ramenait pas trop.
Sans doute parce qu'elle était le genre de fille à vous mettre une bastos entre les deux yeux si vous la mettiez en rogne, puis à faire disparaître votre cadavre ensuite.
Ce n'était pas vraiment une veuve noire, ou une mante religieuse, quoique quitte à fréquenter une femme j'en préférerais largement une appartenant à l'une de ces deux catégories plutôt qu'une ressemblant à Cindy, il y avait moins de risque pour sa survie.

" T'as l'air d'être au courant ... comme toujours ! " lui répondis-je en me dégageant de son étreinte.

Elle me répliqua en me donnant un bon coup de coude dans les cotes avant de m'exhiber son décolleté sous les yeux : " j'ai toujours su que le jour où cette ville serait à feu et à sang, tu y serais sûrement pour quelque chose "

J'essayais de détourner le regard mais elle s'assurait que le sillon prononcé que marquaient ses deux seins compressés dans son débardeur trop petit soit toujours dans mon axe de vue.
Je tentais malgré tout de garder ma concentration et lui bégaya : " Tu ... Tu ... Tu comprendras que je n'ai pas trop le loisir de traîner dehors en ce moment, alors je vais aller droit au but. J'aimerais que tu retrouves un gars pour moi, je t'ai noté tout ce que tu as besoin de savoir sur lui ici. "

Je lui tandis plusieurs feuilles arraché au carnet de Chandler, je suis sur qu'il ne m'en voudra pas, je pourrais lui rouler dessus avec sa propre bagnole que ce type s'excuserait encore d'être passé sous les roues, voir pire il serait heureux que je l'ai fait !

Je continuais mon explication : " il doit utiliser un autre nom, il est un peu parano, donc si tu le trouve soit prudente m^me pour toi il serait un sérieux morceau "

je vis son regard l'illuminer d'envie, de défi et d'excitation, j'espérais juste qu'elle n'essayerais pas de se le faire, dans les deux sens du terme !

Elle empocha les notes, puis commença à s'éloigner en me faisant un signe de la main.
" et pour ton règlement " m'inquiétais-je ?
Elle se contenta de répondre : " t'en fait pas pour ça, t'as toujours été réglo avec moi, puis je te dois bien ça pour Magenta Plaza "
Rien que de l'entendre prononcé ce nom, ma colonne vertébrale se gela, c'est vrai qu'elle me devait bien ça.

Alors que sa silhouette disparaissait dans les ombre, je lui lançais : " Puis si tu croises les trois branques qui me servent d'acolyte, envois les moi ! "

dimanche 29 mars 2009

Episode 48 : Daddy's back !

Si je voulais me sortir de ce bousier, il fallait d'abord que je trouve un endroit au calme pour réfléchir. Je m'étais laissé couler dans cette fange si profondément que je n'arrivais plus à respirer, et les merdes me collaient à la peau comme les mouches du même nom, comme si j'étais imprégné d'une odeur nauséabonde qui me rendait attractifs à leurs yeux.
Il y avait quelque chose qui puait autour de moi, et je ne dis pas ça parce que je me retrouvais assis à la gauche de Chandler dans sa voiture, et j'avais bien peur que ce fumet répugnant vienne de moi.

Quoiqu'il en soit, il n'y avait pas beaucoup d'endroits en ville où j'aurais été le bienvenue, bien sûr j'aurais pu demander à Chandler de me planquer, mais ça me ferait mal de lui en devoir une.
J'aurais pu aller voir Debra, c'était un peu à cause d'elle si j'étais dans le pétrin après tout, mais j'ai beau la maudire chaque jour que Dieu fait, je n'avais pas trop le cœur à la mettre plus dans la panade qu'elle ne l'était déjà.
De plus elle venait de perdre son père, et je n'ai jamais été doué pour trouver les mots dans ces moments là.
Puis vu l'amour que je portais au Dr Won, si j'essaye de faire son éloge, il y a de forte chance qu'elle se mette en rogne et me vende aux flics !

Si j'avais Blacker sous la main, il m'aurait sûrement trouver une planque en moins de deux en menaçant quelqu'un, mais là je devais faire sans, il fallait que je trouve quelqu'un d'assez frappé pour se mettre à dos une agence gouvernementale, des types sortis de nulle part, et des asiatiques illuminés.
Et je n'avais qu'un nom en tête, un camarade de jeunesse avec qui j'avais fait les quatre cents coups, c'était bien avant d'être privé, bien avant d'avoir fait parti de la flicaille, pour dire c'était avant même Debra.
C'était à une époque que j'avais préféré oublié jusqu'à présent, mais à cet instant précis, il remplissait tous les critères pour être l'homme de la situation : il est suffisamment cinglé pour m'aider, il était parano à un point qu'il ne faisait même plus confiance à sa propre ombre, et surtout il était mort aux yeux de l'administration, ce qui pour moi comme pour lui n'étaient que des qualités.

Je venais d'entrer dans l'armée lorsque l'on s'est rencontré pour la première fois, et lui venait de rempiler, c'était mon supérieur directe, et on a traversé pas mal d'épreuves ensembles, le genre de trucs qui font se rapprocher deux hommes ...
Non, non pas de la manière que vous pensez ! On était pas des cow-boys lâchés en pleine nature, mais l'armée et les guerres vous font voir de tels atrocités que seul ceux qui les ont connus peuvent comprendre.
Il s'était fait recruter par les services secrets, j'aurais bien aimé le suivre, mais on m'avait jugé trop instable pour ce genre de boulot, si ils avaient su ! On peut dire qu'ils ont misés sur le mauvais cheval ! Quoi que, peut être qui avait vu juste, c'est simplement qu'il n'avait pas prévu à quel point il était bon !

Quoiqu'il en soit c'était une ombre, un fantôme, quelqu'un qui n'existe pour rien ni personne et le plus dur était de le contacter, c'est souvent le cas avec les personnes qui jouent les morts, et je ne me voyais pas aller toquer à la porte d'une medium pour qu'elle est des visions flous pendant son sommeil. Je n'avais pas de temps à perdre, j'allais devoir engager un pro pour le retrouver !

J'avais prévu de faire appelle à ce genre de renforts, je l'avais mis sur ma " liste des choses à faire si je m'en sors " pendant que je me faisais passé à tabac par Bower, c'était entre une soirée avec deux "masseuses" Thaï, et l'incendie de la distillerie McAlbert pour osé faire un aussi mauvais whisky !

J'intimais l'ordre à Chandler de se rendre à la gare est d'Old Swamp City, et je l'envoyais inscrire sur le tableau à messages une missive à l'intention du gus que je voulais engagé, je savais que ça allait me coûté la peau des fesses, mais vu ce que valait ma peau en ce moment, c'était le moins que je pouvais offrir.

Elle tenait en quelques mots : ABC 23h45 parking St Patrick Street

mardi 21 octobre 2008

Episode 47 : My heart belongs to Daddybear

Depuis que j'avais vu l'état de son bureau, J'avais arpenté frénétiquement tous les endroits que fréquentait habituellement mon boss. Mais sans succès jusqu'à présent.
Mon instinct et ma dévotion envers Ronan, me faisait dire intérieurement qu'il lui était arrivé quelque chose.
A coup sur la bombe qui avait explosé au musée lui était destinée, c'est que beaucoup de monde souhaitait sa mort.
Bien qu'il ne me l'avait jamais avoué, j'avais compris par moi même qu'il connaissait beaucoup des plus sombres secrets de cette ville.
Et toutes les enquêtes sans intérêt qu'il effectuait n’étaient en réalité qu'une couverture pour cacher des investigations sur les personnes les plus influentes de la ville.
On le surveillait de près, il le savait pertinemment, c'est pour cela qu'il surveillait d'aussi près les taupes infiltrées dans la police.
Mais c'est bien connu, les truands ne sont pas très malins, et Ronan avait très vite remarqué qu'un maître chanteur, une balance et un pickpocket faisaient tache dans le rang des force de l'ordre.
Il ne les avaient jamais perdu de vue, et moi non plus.
C'est pourquoi leur subite volatilisation au milieu de leurs enquêtes respectives me confirmait dans mes soupçons, c'était eux qui avaient enlevés Ronan.
J'aurais du le prévoir, et les surveiller d'encore plus près, mais ce n'est pas facile de filer trois personnes lorsque l'on est seul.

Quoi qu'il en soit, je devais faire vite pour venir le secourir, j'étais après tout la seule personne sur laquelle il pouvait compter, son allié fidèle depuis toujours, l'ex journaliste Chandler Ray, l'assistant du grand détective privé Daddybear.
Je fus rassuré lorsque j'entendis sur la fréquence de la police que j'avais piratée, qu'une fusillade venait d'éclater dans les entrepôts de middrown, près de la sortie de la ville.
J'accélérais donc encore plus, poussant le moteur à un rythme proche de la rupture tout en pensant " Ronan ! J'arrive pour te sauver "


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Je profitais de l'embrouille ambiante pour me tailler bien fait vite fait, car je n'avais pas trop envie de me retrouver entre les pattes de l'enragé gouvernementale, et celles de ses nouveaux camarades de jeu ne me semblaient pas plus accueillantes.

Je dois dire que le simple fait que plus personne ne se soucis de moi pendant quelques instants me faisait des vacances. Il faut dire que ces derniers temps j'étais le centre de beaucoup trop d'intention à mon goût.
Pourtant je ne sais pas pourquoi j'avais ce mauvais pressentiment qui persistait malgré tout mais je ne voulais pas lui accorder trop d'importance.
Un peu comme lorsque vous retrouvez votre femme entièrement nue dans le lit conjugale en plein milieu de l'après-midi alors que vous n'étiez pas censé rentrer.
Vous sentez bien que quelque chose ne tourne pas rond, mais en même temps vous n'avez pas vraiment envie de regarder sous le lit ou dans le placard de peur d'y trouver quelque chose qui ne devrait pas y être, tout en sachant que vous regretterez plus tard de ne pas l'avoir fait.
Surtout lorsque vous apprendrez plus tard qu'il s'agissait de l'avocat qui vient de régler votre divorce.

J'essayais de repérer où je me trouvais, ça ressemblait à de la cambrousse tout autour, et de la cambrousse à Old Swamp, il n'y en a pas des masses, surtout du genre avec de grands bâtiments, idéaux pour y cacher des agents du gouvernement en plein boulot.
Je devais donc être à l'ouest de la ville, dans la région agricole de middrown, bien que depuis une décennie maintenant, la ville avait absorbé les trois quarts des champs qui s'y trouvaient.
Il ne me restait plus qu'à trouver un moyen de rejoindre la civilisation le plus discrètement possible, car je ne me voyais pas déambuler à découvert sur la route principale alors que je suis recherché par une bande de fou furieux de tout poil.

Alors que je m'étais déjà éloigné de plusieurs centaines de mètres, j'entendis un moteur rugir comme un lion asthmatique en fin de vie.
Je me mis donc à courir à en vomir mes poumons, mais même le sprinter le mieux doper ne peut battre à la course une bagnole.
Et j'étais loin d'être un athlète !
Surtout qu'après être resté attaché aussi longtemps à une chaise, j'avais plus l'impression de faire du roller sur une patinoire recouverte d'huile que de courir.
D'ailleurs ma poursuite effréné fut vite freiné par l'état chaotique de la chaussée, qui me fit m'écraser comme une fiente au sol, bien que j'ai un certain entraînement en ce qui concerne les déplacements lorsque mes jambes sont incapables de me porter.

La voiture fit un dérapage tonitruant et la portière passager s'ouvrit devant moi, laissant un Chandler Ray apparaître me criant : " Monte ! "

La dernière fois que j'avais vu la fouine, je lui avais dit qu'il me serait utile seulement le jour où il réussirait à toucher les couilles à ma sœur !
Et à ce moment même, j'étais heureux d'être fils unique car si j'avais eu une sœur ayant assez de testostérone pour être pourvu de tel attributs, il est certain qu'elle m'aurais filé la dérouillé du siècle pour avoir laissé Chandler s'approcher d'elle !

jeudi 4 septembre 2008

Episode 46 : Privé de Detective

Je m'appelle Ronan Daddybear et je suis détective privé. Ce n’est pas aussi glamour que dans les films et on se tape rarement la bonasse à la fin de l'affaire.
Cela consiste surtout à remuer suffisamment la merde pour trouver ce que les gens cachent dans leur fosse à purin intérieure, le but étant d'en prélever un bon gros échantillon insoupçonné pour le mettre dans un sac en papier avant d'y foutre le feu pour les voir s'empresser de venir sauter frénétiquement à pied joints pour éteindre l'incendie.
La plupart du temps les commanditaires ne valent pas mieux que ceux que l'on épingles, ce qui explique que souvent on s'attire les inimités des maris cocufieurs ou des femmes adultères, quand ce n'est pas de personnes pires.
Et parfois on passe de traqueur à traquer, mais la plupart de ces imbéciles sont facile à traiter, comme un doberman traite facilement avec un yorkshire en rut.
Mais ça fait partie du boulot.

Enfin c'était valable jusqu'à il y a quelque temps encore, car depuis peu, j'ai été pris pour cible par des types vraiment pénibles, des mafieux méfiants, des asiatiques débridés, et maintenant des gouvernementaux aux goûts mentaux pervers.

Et parmi eux Jake Bower, bulldog bodybuildé, bourru et barré, qui m'avait fait dormir à poings fermés de ses deux poings fermés.
Je m'éveillais à peine et non sans peines grâce à un frisson qui m'avait parcouru l'échine ou bien était-ce par le courant de la machine auquel j'étais fixé.
Mon corps était figé, fixé à la chaise par une nouvelle décharge.

" Comme réveil, ça décoiffe " lançais je à l'assemblée, mais je n'eut comme réponse que le fourmillement maintenant familier de l'électricité.

" Alors la belle au bois dormant, près à répondre aux avances de ton prince ? " me susurra doucement un Bower posté derrière moi.

Je ravalais ma bonne humeur naturelle du matin m'empêchant ainsi de lui dire où il pouvait se les carrer, et sourit docilement à pleine dents, essayant de lui faire profité au maximum de mon haleine matinale digne à figurer dans la liste des armes de destruction massive.

" On en était où ? Ha oui pourquoi tu as posé une bombe au musée ? C'est pour couvrir tes traces ? Manque de bol on savait déjà que le vieux Won était dans le coup. 9a ne trompe personne, même si il a des papiers qui prouvent qu'il est né ici, on voit bien à sa tête qu'il n'est pas de chez nous. Vous les terroriste vous êtes tous les même, vous vous croyez plus malin que nous. "

Il continua son délire pendant de longues minutes, trop longues, je crois que ce type n’aimait personne et que tout le monde était louche, surtout si il n'avait pas une généalogie irréprochable.
Lorsqu'il eu fini, j'avais oublié la question.

" Alors tu réponds quoi ? " fini t il par dire ...

" Euh ... à quoi ? " m'hasardais-je sans trop y croire avant qu'une nouvelle décharge vient me griller les quelques neurones qui ne faisaient pas encore grève.

" Pourquoi toi et tes complices avez cherché à tuer le président ? "

Instinctivement j'aurais pu faire une liste non exhaustive de toutes les raisons qui auraient pu me pousser à tenter de tuer le président, et je pense que la moitié du pays en aurait érigé une identique, l'autre moitié n'aurait même pas pris la peine de l'écrire ou alors seulement pour y inscrire : PARCEQUE !!!

Mais pour une fois je n'y était pour rien, bien que l'envie de lui faire sa fête m'ai traversé l'esprit tous les jours depuis ... depuis son élection en réalité ! Enfin pour être exact juste après celle du lynchage de toutes les personnes ayant voté pour lui.

Quoiqu'il en soit je sentais bien qu'une réponse honnête du genre : j'y suis pour rien dans cette histoire, n'allait pas satisfaire mon interlocuteur. Et maintenant que je commençais à tenir un début d'explication sur tout ce mic mac, je ne comptais pas le lâcher.

" Je n'étais pas au courant pour le président ! " tentais-je !

" ha oui, tu ne savais pas ! Pourtant il parait que tu as été traîner prêt de l'hospice où des marins agonisaient, souffrant du même mal que souffre maintenant notre président, tu venais t'assurer que cela fonctionnait ? " M’avoua t il.

C'est bien ce qu'il m'avait semblé, la quarantaine des marins m'avait paru louche, je tentais de creuser dans ce sens

" Non, je devais parler à un marin car il manquait des caisses dans leur livraison. " déclarais-je à demi mot en prenant un air de petit garçon venant d'être démasqué la main dans le pot de confiture.

" Des caisses manquantes ? Elles étaient pour Won je paris ! Pas la peine de me le dire, je le savais, il est trempé dans le coup jusqu'au cou, mais pourquoi l'avoir fait sauté ? " Me questionna t il l'air méfiant.

" Ha ... la bombe ... euh " alors que je cherchais un moyen d'éviter d'autres décharges tout en déchargeant Bower de quelques informations, plusieurs explosions simultanées firent explosés portes et murs ça et là, laissant le passage libre à de grandes voitures noires d'où des hommes en costumes sombres sortirent.

Ce n'est vraiment que lorsque la fusillade commença, que je me suis dit qu'il serait de bon ton de ne pas trop rester dans le coin, je n'avais pas trop envie d'attraper une balle au bond.
Je me basculait tel un pendule trois ou quatre fois avant de parvenir à faire tomber ma chaise, et moi avec par la même occasion. Puis m'aidant du sol et de mes pieds, je n'eut pas trop de mal à faire glisser le dossier entre mes bras attachés.

Alors que je m'apprêtais à prendre mes jambes à mon cou, une balle siffla près de moi et l'un des hommes de Bower s'écroula au sol, c'était malheureux pour lui mais pour moi ce fut une aubaine car cela m'a permis de m'emparer du couteau qu'il avait à la jambe, afin de sectionner mes liens.

Personne ne prêtais attention à moi au milieu de ce chaos assourdissant, je récupérais donc mes affaires, je n'allais pas les laisser à ces cinglés, surtout mon imper, vous savez pas ce que c'est que dans retrouver un correcte de nos jours.
J'en profitais pour rassembler le semblant de dossier que Bower avait éparpiller par terre, je fourrais tout ça dans la valise à demi exploser où il se trouvait à la base.

Puis je cherchais un endroit à l'abri afin de mettre en application ma meilleur technique de combat : la fuite.

Et l'occasion ne tarda pas à se présenter.

jeudi 7 août 2008

Episode 45 : La mort aux rats

Cette ville avait toujours hébergés son lot de rats, de nuisibles comme on les appelle. Mafieux, flics véreux, politiciens et magistrats corrompus n'était que la partie émergée de l'iceberg.
Tout le monde était au courant et tout le monde fermait sa gueule, car l'ouvrir signifiait dans le meilleure des cas une mort rapide.
Old Swamp avait été bâti, comme son nom l'indique, sur un ancien marais; mais elle en dégageait toujours les relents nauséabonds, le verger plein de promesse des promoteurs immobilier était depuis le début pourri jusqu'à la racine.
Et le temps n'avait pas arrangé les choses, les récoltes avaient été bouffées par les rats, et nous autres pécores de base nous contentions de brandir le poing au ciel en les maudissant.
Malgré ça la ville se portait bien, du moins elle tournait, les rats se bouffaient entre eux pour se sucer jusqu'à la moelle, et les gens normaux n'avaient pas trop à ce souciez d'eux tant qu'il ne mettait pas leur nez dans les affaires.
Je dis les gens normaux, car il y avait bien quelques imbéciles pour tenter de remettre les choses dans le bon ordre, ce n'était pas les plus nombreux ni les moins irréprochables, mais ils avaient au moins le mérite d'essayer d'arranger les choses.
Il aurait été plus simple pour beaucoup de se contenter de changer de ville, mais il y a un dicton ici qui dit que lorsque l'on naît à Old Swamp city, on meurt à Old Swamp city.
Il faut croire que cette ville a un charme particulier pour préférer y crever que de la fuir.

Et je crois bien qu'à ce charme j'y ai succombé moi aussi alors que j'aurais du succomber tout court.
Je ne sais pas si débarrasser cette ville de tous les rats qui y pullulent est possible, ni même si c'est souhaitable. Après tout quand les rats quittent le navire c'est que celui ci est en train de sombré, il n'y a que le capitaine et parfois l'équipage qui préfèrent sombré avec lui, et je ne me sens pas l'âme d'un capitaine.

En revanche il y a un homme avec qui je serais prêt à rejoindre les abysses glacials et pour lui je me risquerais corps et âme dans les enfers que renferment cette cité.
Peut être bien parceque je lui dois la vie, même si il ne l'entends pas comme ça, sûrement parcequ'il est dans le vrai lorsqu'il parle de cette ville qui l'a vue naître.
En tout cas même si il semble blasé et désabusé par la vie ici, personne ne semble aimé Old Swamp autant que lui, et même si il a conscience qu'il ne pourra jamais sauver cette ville à lui seul, je sais qu'il n'y renoncera jamais.
Je sais on dit de lui qu'il est bourru, qu'il n'aime personne, mais je connais mieux que quiconque la réalité, si il mets tant de distance entre lui et les personnes qui lui sont proches c'est pour mieux les protéger des dangers auxquels il s'expose.
Cet homme est un héros, l'un des derniers qu'il reste ici, et tout le monde l'ignore.
Pire on le calomnie.
On la lâchement accusé d'être alcoolique pour l'évincer des postes à responsabilités dans la police, là où un homme de sa stature aurait été utile.
Ces fausses accusations l'on même contrainte à rendre son insigne.
Mais cela n'a fait que le renforcer, s'infiltrant dans les endroits les plus glauques de la ville, passant ces soirées et ses nuits à surveiller les trafics dans les bars sordides qui y pullulent.
Continuant sa croisade en devenant détective privé, multipliant les surveillances, abandonnant même son appartement pour être toujours prêt à se plonger dans une affaire louche.
Renonçant à sa voiture pour ne pas être filer ou prendre le risque qu'elle soit piégée.
Et bien que pour ma sécurité il refuse que je l'approche et qu'il me traite comme un moins que rien chaque fois qu'il me croise afin de m'endurcir pour me rendre apte à lutter à ses cotés, j'ai pris sur moi pour me rendre à son bureau.

Et comme je le craignais, le bureau était vide, mais ce n'est pas son absence qui me fit m'inquiéter pour lui, mais le fait qu'à part les meubles tout avait disparu.
Il ne restait rien dans les meubles et le bureau, tout ce qui était transportable avait été emporté.
Je ne pouvais, ni n'osait imaginer ce qu'il se passait, mais une chose était sur Ronan Daddybear, le dernier héros d'Old Swamp City, ne pouvait compter que sur une seule personne : Son fidèle et unique adjoint ... Chandler Ray

vendredi 1 août 2008

Episode 44 : La Gazette : des arts chiffrent

La gazette faisait parti des effectifs rester en faction au musée, et il était aux anges. Il faut dire que ça lui permettait de côtoyer à peu prêt toutes les instances et tous les niveaux du milieu des enquêtes criminelles; Policiers, fédéraux, scientifiques, militaires, services secrets et agent de toutes sortent étaient de la fête.

Et la Gazette ne se privait pas pour aller tailler le bout de gras avec tout ce petit monde. C'était le genre de gars sympa avec qui on avait plaisir à discuter, un peu comme avec le concierge devant les boites aux lettres, ou une oreille compatissante au comptoir d'un bar.
Le genre de type insignifiant à qui l'on pouvait tout dire et à qui l'on oubliait d'avoir parler peu de temps après.
C'était ça la grande force de la Gazette, parler de tout et de rien avec n'importe qui, c'est fou comme les changements du temps ou bien les nouvelles de la petite dernière de la famille pouvaient amenés à parler des pots de vins reçus ou des magouilles qui se préparent.

Avant même qu'il n'ait pénétré sur les lieu de l'attentat enfin selon les fédéraux car les services secrets parlaient simplement d'une bête fuite de gaz, les autres agences ne se mouillant pas se contentait juste d'un " tragique incident ". Les flics quand a eux, n'estimait rien du tout c'est à peine si il était au courant que quelque chose s'était produit, la plupart se demandant même pourquoi ils étaient là.
Quoiqu'il en soit grâce aux scientifiques il savait la nature, la puissance et la position de l'explosif, par le biais des médecins légiste, il avait appris qu'il n'y avait eu qu'une seule victime, le Dr Won, le responsable du musée.
Les services secrets l'avaient renseigner sur l'endroit où ils avaient planquer leur ennemi public numéro qu'ils avaient eux même formés.
Le FBI avait reconnu être à l'origine de l'explosion qui avait secoué North Port quelques mois plus tôt, l'action terroriste n'étant qu'un simple exercice de prise d'otage qui avait mal tourné.
Quand aux militaires il l'avait tenue au courant des avancés de l'hybridation des technologies extra-terrestres trouvées lors du crash de Roswell avec les dernières découvertes scientifiques.

C'est donc avec un pas nonchalant et sa bonhomie naturelle, que la gazette se retrouva sans trop de mal à l'endroit qui était encore quelques heures plus tôt le bureau du Dr Won au musée. Lieu qui en toute logique de respect de la hiérarchie, il n'aurait jamais pu atteindre, ni même apercevoir ou alors aux jumelles à 100m de là derrière le cordon de sécurité, où était sensé se situer son poste. Et encore il aurait encore fallu qu'il puisse voir à travers les murs.

L’explosion avait fait des dégâts, pas étonnant que son ex capitaine ait frôlé la mort.
Mais alors qu'il s'attendait à voir une armada de spécialistes en train de fouiller les décombres, il remarqua un groupe assez conséquent de personne en costumes noirs en train de s'affairer dans les arrières salles de stockage.
Machinalement il s'approcha espérant se faire de nouveaux amis et de partager avec eux de nombreuses d'anecdotes croustillantes.
L'un d'eux se penchait dans diverses caisses pour y inspecter le contenu.
Par curiosité la gazette fit de même et ne pu s'empêcher d'entamer la conversation sur la qualités des œuvres.
Sans s'en rendre compte et tout en continuant son inspection son interlocuteur acquiesça tout en ajoutant que c'était un travail splendide pour des faux.
Chemin faisant, la discutions allait bon train, et peu à peu la gazette en apprenait de belles, comme par exemple que ces faux, comportait des marques intéressantes, que ce soit des gravures, des incrustations de peintures ou toutes aux moyens qui permettait discrètement d'y insérer un code.
Le cryptographie, car c'est comme cela qu'il s'était présenté lorsque la gazette lui avait demandé qui il était et ce qu'il faisait, lui expliqua qu'une partie de ce code servait à classer les œuvres, la seconde permettant de transcrire un message compréhensible.
Cela lui semblait à la fois très ingénieux et très compliqué, c'est sûrement la raison pour laquelle le cryptologie s'appliqua à lui expliquer la nature du code et comment le déchiffrer. Et pour mieux lui faire comprendre, il lui montra même toutes les photos qui avaient été prises jusqu'à présent.

Ce n'est vraiment qu'au bout d'une bonne demi-heure qu'une question pourtant essentiel s'imposa à son esprit : Mais à qui suis-je en train de parler.
La gazette ne lui laissa pas le temps de la formuler, comme si il avait anticipé la question.
Où bien était-ce les deux gardes tués par balles qui gisaient cachés vaguement par quelques caisses qui lui avait mis la puce à l'oreille.
Ou peut être même le début de décodage du message caché dans les objets du musée.
Quoi qu'il en soit, malgré son embonpoint prononcé, il avait filé à la vitesse d'un vent, qui bien que n'ayant pas fait de bruit, laissait dans l'air une vague odeur de quelque chose de pas net.

jeudi 24 juillet 2008

Episode 43 : Mulot : Land Drive

Mulot en bon petit soldat avait suivi le reste de ses collègues lorsque ceux ci étaient partis précipitamment.
Il n'était pas de la race des décideurs, mais ça lui convenait parfaitement, le suiveur jouissant de privilège qui ne semblait être que des atouts à ses yeux : personne ne lui demande rien, il passe inaperçu, et les autres passent leur temps à réfléchir pour vous, et bien d'autres choses qui laissaient à Mulot le temps de s'adonner à son loisir préféré, la chaparde.

Il aimait bien les homicides, surtout les plus violents, tout le monde s'affaire autour des corps, furètent à droite à gauche à la recherche d'indices.
C'était pour lui un boulot de rêve, sous prétexte d'une collecte de preuves, d'une perquisition, ou de n'importe quoi d'autres, du moment que la Loi le jugeait nécessaire on vous autorisait, voir mieux, on vous obligeait à aller mettre votre nez dans les affaires des autres.
La fouille était plus qu'un devoir pour Mulot, c'était une seconde nature, une manie élevée au rang de besoin vitale.
Tout le monde s'accordait à le dire, nulle cachette n'est assez sûr lorsqu'il se trouve dans les parages.
C'est vrai qu'il avait le chic pour mettre la main sur les éléments cruciaux d'une enquête, mais il faut dire que ses mains finissaient toujours par tomber sur tout ce qui pouvaient avoir une valeur quelconque un jour pour quelqu'un, les preuves faisaient juste partie du lot.

Il avait remarqué que plus les morts étaient violentes et sanglantes, moins les proches remarquaient les quelques objets qui finissaient inexorablement par disparaître dans ses poches.
Au pire, il était facile de coller ces larcins sur le dos du meurtrier.
Parfois lorsque les objets de ses convoitises étaient trop encombrants, ils s'arrangeaient donc pour les faire embarquer comme pièces à conviction.
Ensuite il était facile de les récupérer dans les locaux de stockage.
C'est faut comme on égare des choses dans ces endroits là ...
Mais il éprouvait un peu de honte lorsqu'il utilisait cette méthode, car pour lui rien ne valait la sensation que procurait le fait d'avoir l'objet dans ses mains lors d'un larcin.

En tout cas la pêche du jour s'annonçait très bonne par avance, car s'était chez Sal Valentin où la troupe l'avait conduit. Et vu le goût du luxe de la fripouille, il allait s'en mettre plein les poches, dans le sens littéral de l'expression.

Il avait commencé par la cuisine, car c'est la que Sal devait passer le plus clair de son temps, il en profitait pour "goûter" tout ce qui passait à sa porter et qui avait une odeur appétissante, une texture alléchante, ou tout simplement une couleur marrante.
Il s'était fait rappeler à l'ordre alors qu'il finissait son troisième pot de confiture en se léchant les doigts, apparemment le responsable de l'enquête n'avait pas vraiment cru qu'il fouillait le fond des pots pour voir si rien n'y était caché.

C'est donc surveillé de prêt qu'il continua son inspection, ce qui ne l'empêchait pas de mettre de coté quelques babioles en or fin ou recouverte de pierre précieuses.
Et c'est dans la chambre de Sal qu'il fit sa trouvaille la plus intéressante, elle se trouvait dans un coffre caché sous des dalles de parquet près du lit.
Quelque chose qui aurait pu paraître anodin aux yeux de n'importe qui d'autres, mais qui fit froid dans le dos du sergent.
Il s'agissait d'une liste de noms, pas n'importe quelle liste car son nom figurait dessus avec ceux de Bergère et Valentin.
Mais ce n'était pas tout, bien qu'il ne connaissait pas la plupart des noms précédents le sien, ils lui semblaient étrangement familiers.
Il s'accapara liste en toute discrétion, cherchant intérieurement où il avait pu lire ces noms.
Et lorsqu'il s'en souvenu, il devient blême et s'enfuit en toute hâte au grand étonnement de ses collègues. C'était bien la première fois que Mulot prenait des initiatives, surtout une dans le piquer une caisse de flic à leur nez et à leur barbe.
Ils furent tellement surpris que le temps de réagir, Mulot était déjà hors de leur vue.

Mais certaines personnes n'avaient pas été totalement prises au dépourvu, et elles suivaient le Sergent à bonne distance dans leur berline noire. Attendant tel le prédateur que la proie vienne se loger sous ses griffes.
Malheureusement pour eux, Mulot était sur ses gardes depuis qu'il avait compris.
Compris que tous les noms qui lui disaient vaguement quelques choses, ils les avaient lu dans des rapports récents de morts suspectes.
Et vu la voiture qui le suivait, il ne faisait pas de doute pour lui qu'il était l'une des prochaines victimes.

C'est pourquoi il se dirigeait vers une de ses planques hors de la ville, il savait comment faire disparaître tout et n'importe quoi de la vue des convoitises, lui y compris.
Il ne prit pas le temps d'ouvrir la porte de la grange vers laquelle il se dirigeait, il se contenta de foncer dedans, se servant de sa voiture comme bélier pour pousser les deux battants de la grande porte en bois.

Il savait qu'un jour ses penchants le rattraperait, c'est pourquoi il avait préparé le nécessaire pour se volatiliser : un avion avec à son bord des papiers de toutes sortent et assez de liquidités pour subvenir à ses besoin un bon moment.
Il grimpa à l'intérieur à toute allure, et démarra le moteur du Cessna.

Le temps lui manquait, ses poursuivants n'étaient pas loin, il fallait réussir à sortir du hangar avant qu'ils ne bloquent le passage.
Il s'en fallu de peu, mais l'avion passa dans un mouchoir de poche, frôlant la berline qui pilla pour éviter le choc.
Malgré cela les deux hommes en costume, ne parurent pas perturber lorsqu'ils sortirent de la voiture pour voir l'engin décoller.
Et pour cause, malgré le bruit du moteur, Mulot ne tarda pas à entendre vaguement le son caractéristiques des pales d'un hélicoptère.
Quelques secondes après il entendit un bruit sourd accompagné d'un choc qui secoua toute la carlingue, il n'avait plu à contrôler l'appareil, et c'était bien la première fois que Mulot se retrouvait dans l'incapacité de voler.

Tout en voyant le sol se rapprocher impitoyablement, la vie de Mulot défila dans sa tête, il repensa à toutes ses acquisitions qu'il ne pourrait emporter avec lui dans l'au-delà.
Et cette pensée lui était insupportable.

mardi 22 juillet 2008

Episode 42 : Blacker : Le Maure timere

Le quartier des demi-mondaines n'avaient pas vraiment changé depuis sa réhabilitation, bien sur les professionnelles avaient quitté la place, mais c'étaient les instances dirigeantes et toute l'administration qui avaient repris le flambeau, ce qui dans le fond revient au même, car finalement, on les paye toujours pour se faire baiser.

Blacker avait eu un tuyau, dans le genre qui s'emmanche bien dans la canalisation d'un d'autre, et celui là était d'un calibre imposant, car il ne faut pas oublier que dans le petit monde du chantage, plus l'information détenue est importante plus l'on peut espérer des grosses compensations en retour.
Et une information de cette ampleur, ça faisait un bout de temps que Blacker cherchait à mettre la main dessus, grâce à elle il allait pouvoir appuyer là où ça fait mal et tenter d'empocher la mise.

Sa cible du jour était un ponte de Nord Afrique actuellement en visite diplomatique, ce dernier avait eu la mauvaise idée de profiter de sa présence en ville pour s'adonner à ses penchants, le genre de petits hobbys qui lui vaudraient au mieux une exécution violente et rapide dans son pays.
Faut dire que ce n'est pas des marrants dans ce coin là.

Quoiqu'il en soit, Blacker avait réussit à organiser une petite rencontre discrète dans le but d'échanger ces informations compromettantes contre d'autres beaucoup plus intéressantes pour lui.
A l'heure convenue, il vit un petit homme s'approcher de lui dans la ruelle qu'il avait choisie pour sa petite affaire.
Les novices en matière de chantage choisissent généralement des ponts ou bien des parcs, mais le risque de voir quelqu'un débarquer à l'improviste pour compliquer l'affaire est trop grand. Il vaut mieux privilégier les endroits discrets où les chances de passage d'un badaud, d'un flic ou d'un truand est réduit, il y a juste un principe à toujours respecté avec vigilance : Toujours s'assurer plusieurs chemins de fuite au cas où ça tourne au vinaigre.

Quand il vit le visage de sa proie se dessiner dans la pénombre, Blacker ne pu s'empêcher de penser qu'il avait vraiment une tête de Maure.
Il n'était jamais très bavard, même lorsqu'il jouait à son jeu préféré, il se contenta de tendre une enveloppe à son nouvel ami.
Ce dernier semblait nerveux, voir même franchement inquiet, réaction normale dans sa situation.
Il regarda rapidement le contenu de l'enveloppe, puis sorti un petit paquet de sa poche intérieur et le tendit à Blacker.
Alors qu'il allait commencer à décacheter sa récompense, il aperçu du coin de l'œil au fond de la ruelle une ombre en costume noire pointer quelque chose de métallique.
Il ne prit pas le temps de réfléchir et il sauta derrière une benne à ordures.
Les coups de feu résonnèrent sur la tôle, et le corps du pauvre bougre de diplomate s'écroula sur le sol.
Blacker n'avait pas trop envie d'attendre que le tireur se rapproche, alors il déplaça la benne pour lui barrer la route. Mais tandis qu'il s'affairait à sa tache un second homme accouru à l'autre bout de la ruelle.
Heureusement pour lui, son savoir faire en matière de chantage avait atteint un tel niveau qu'il en fallait plus pour le prendre au dépourvu.
La benne cachait en réalité un trou dans le mur de brique de l'immeuble adjacent, il avait choisi ce lieu pour cette possibilité de repli, grand bien lui en avait pris.
Et Blacker ne se fit pas prier pour emprunter cette issue de secours à toute vitesse.

Et alors qu'il s'enfuyait à travers, le parcours qu'il avait repéré à l'avance dans un soucis de préparation minutieuse, il ne pouvait que penser que les informations qu'il venaient d'obtenir sur l'affaire où s'engouffrait son ex patron devait valoir bien plus qu'il ne l'avait imaginé.