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vendredi 9 mai 2008

Episode 36 : Comme Unique Action

Déjà qu'en temps normal j'avais du mal à comprendre ce que le vieux me chantait, vous imaginez bien que ce n'est pas lorsqu'il se mit à hurler que j'allais mieux distinguer les paroles. Surtout que j'aurais donné ma main à couper qu'il le faisait dans sa langue. Enfin façon de parler, vu les gus, ils auraient bien été capable de ma la prendre si je me plantais.

Remarque ça donnait un peu d'animation de voir les frères Obi tenter de le calmer, avant de se faire éjecter dans les airs. Le vieux avait encore de beaux restes visiblement, mais au fond de moi, je ne pu empêcher une boule de me remonter à la gorge lorsqu'il se dirigea vers moi.
Ce qui m’inquiétait le plus c'est que depuis quelques secondes, il avait cessé de crier !

Alors qu'il se plantait devant moi, il me déchira les tympans d'un " Où il est ? "

Incrédule je lui rétorquais : " Où est qui ? "

L'air circonspect il me répondit d'emblée : " Ki en mission secrète est " avant de reprendre plus fort : " Mais qu'est ce que Ki faire là vient ? "

J'avais du mal à le suivre et je l'indiquait par un interrogatif : " Mais là où ? "

Il sembla surpris " La Hou est avec Ki ? "

Je dois dire que j'avais décroché depuis un moment alors j'essayais de m'accrocher à ce que je pouvais : Qui est avec qui ? "

Daï se frotta la barbe : " Ainsi les deux Ki ensemble sont ! Et La Hou ? "

Je pensais avoir une prise sur mais elle venait de se dérober subitement : " Là où quoi ? "

Le vieux tenta alors de me reposer la question : " La Hou avec Ki il est ? "

J'avais l'impression de sombrer interminablement dans une crevasse sans fond, espérant vivement atteindre le fond pour que tout cela s'arrête. J'aurais du me laisser glisser au lieu d'essayer de stopper ma chute irrémédiable : " où est qui et avec qui ? "

Le Maitre acquiesça : " ce que je vous demande c'est ! "

J'avais cru apercevoir le fond, ça aurait pu l'air, si je n'avais pas rebondit par un : " c'est quoi ? "

Toujours l'air interrogateur, mais plus calmement Daï me redemanda : " C'est Ki ? "

J'apercevais la lumière au bout du tunnel : " C'est qui qui ? "

Le vieux maître soupira avant de commencer son explication : " Ki mon disciple infiltré chez les enfants de la terre est. Mais Ki aussi responsable des produits dérivés est ! "

BANG, il semblait que j'avais enfin toucher le sol, mais j'avoue que j'avais la crâne comme une chipolata je jour de la fêté nationale : " Et c'est quoi le rapport avec vos reliques de Fukoo.oo ? "

C'est le visage soudainement illuminé de zenitude, ou bien à cause des bougies qui venaient de s'éteindre suite à un courant d'air, car c'est très apaisé qu'il conclu : " Justement nous le dire vous alliez ! "

Je dois dire que j'étais un peu dubitatif, mais j'essayais d'être le plus clair possible, vu que leur espoirs semblaient se reposer sur moi : " Tout ce que je sais, c'est que le flacon que vous rechercher a été volé, avec d'autres objets, au musée il y a quelques jours. J'avais bien une liste avec le nom de donateurs pas très net, mais ce porcelet de Sal Valentin me l'a piqué avant de me jeter à l'eau "

Il semblait un peu désappointé : " tout c'est ? De quelques noms vous vous souvenez ? "

J'essayais de détendre l'atmosphère en plaisantant : Vous pensez bien que si je gardais la liste c'était pour ne pas avoir à retenir les noms ! "

Mais ça ne le fit pas rire bien au contraire, il marmonna quelque chose au frère Obi avant de me dire : " Rien vous ne savez ! Aucune utilité vous n'êtes "

Il fit un signe aux deux frères qui me soulevèrent chacun sous un bras et me dirigèrent vers la grande porte principale. En quelques secondes j'étais éjecté de l'enceinte Manu Militari, enfin je préférais l'être par devant que par la ruelle sale par laquelle j'étais arrivé.
Wan avait tout de même eu la politesse de me dire un " Désolé monsieur Daddybear " avant de me balancer la gueule sur le pavé.

jeudi 24 avril 2008

Episode 35 : De la guerre desuette au hâle

Le vieux me fixait avec ses yeux de poisson globe, et à sa manière de s'agripper à sa canne tout en essayant d'articuler on aurait pu le confondre avec une perruche.

il disait que nous avions beaucoup de chose à se dire, mais si je devais attendre qu'il fasse une phrase intelligible, j'y serais encore dans dix ans.

" Ouais faut qu'on cause de tout ce barzingue autour de moi, ce n'est pas que frôler la mort me fout les foies, c'est juste que ça arrive un peu trop souvent à mon goût ces derniers temps ! "

Le vieux prit une grande inspiration se relevant légèrement avant de se voûter à nouveau sur sa canne. ça devait être un maître yoga ou un truc du genre pour rester en équilibre dans cette position.

" Avant toute chose, me présenter laissez moi ! Dai Konshu, je me nomme. Actuel dirigeant de cette petite communauté je suis. le Grand ordre nous sommes, le Ji Dai.
Deux de mes plus brillants élèves, les frères Obi sont. "

Je ne sais pas qui lui avait appris notre langue mais cette personne avait oublié de lui expliquer l'importance de mettre les mots dans l'ordre. J'espérais qu'il n'en avait pas pour trop longtemps dans ses explications car je sentais le mal de crâne pointer à l'horizon.

" Depuis bien des lunes, avec les enfants de la terre en guerre nous sommes, même si jadis qu'un seul et même clan nous formions. Eux sont les personnes qui aujourd'hui attaqué vous ont. "

Me voilà bien servi, je me retrouvais embarqué dans un vieux différent entre deux factions qui aimaient se parler avec les poings

" Et qu'est ce que je viens fiche au milieu de votre querelle ancestrale ? "

Le père Dai plissa les yeux et les deux frère se retournait vers moi l'air interrogateur, j'avais l'impression d'avoir dit une connerie j'espérais juste qu'il ne décide pas brusquement de me remettre dans les eaux du port d'où ils m'avaient sorti.

" Ne pas comprendre j'avoue " lâcha t il enfin. " De nous dire en quoi vous y etes mêlé à vous c'est. Plus grand assassin des enfants de la terre vous menacer est venu. "

J’essayais de décoder. il parlait du mec qui m'avait filer la frousse de ma vie dans mon bureau.

" Je ne sais même pas qui c'est ce gars, il m'a juste demandé d'arrêter de rechercher Bergère. Je suppose que vos copains en noir sont venus me spécifier ce qu'il m'en coûtait de ne pas avoir suivi ses recommandations. "

Le vieux et les frères Obi s'échangèrent quelques mots dans leur langue, ils avaient l'air très énervés.

" Pas sans raison venu à vous il n'est ! " trancha il à mon intention excédé avant de continuer.

" Avec les reliques de Fukoo.oo à voir rien cela n'a ! "

A le voir s'énerver comme ça, j'avais un peu peur qu'il nous claque dans les bras le vieux. il n'était plus du tout zen.
Wan s'approcha discrètement de moi et me glissa : " il faut l'excuser mais il est toujours ainsi lorsqu'il s'agit des enfants de la terre et de Fukoo.oo "

Ce nom là me disait quelque chose, j'avais déjà entendu ça quelque part, mais je ne savais plus où. Je tâtais mes poches à la recherche de mon calepin et le feuilleta quelque instant avant de trouver la bonne page.

" Dites moi votre fukomachin là. "

" Fukoo.oo " me repris Wan

" Oui c'est ça Fukoo.oo, ça n'aurait pas à voir des fois avec une histoire de flacon orné d'éléphants ? "

Je vis alors le visage du vieux Dai reprendre des couleurs, enfin en reprendre même beaucoup trop, son teint virait du rouge écarlate au violacé ce coup là c'était sur soit il me claquait dans les doigts soit il me claquait tout court.

jeudi 17 avril 2008

Episode 34 : La passe de mots

J'essayais de suivre comme je pouvais les frères Obi, qui gambadaient joyeusement à travers un tas de ruelles aussi petites qu'encombrées.
Secrètement j'espérais qu'ils savaient où ils allaient car pour ma part il y avait un bon moment que mon sens de l'orientation avait décroché.

Au bout d'un moment ils décidèrent enfin de s'arrêter de courir, et moi j'en profitais pour avaler un grand bol d'air et recracher mes poumons.
Ces mecs étaient montés sur ressorts ma parole, pour peu j'aurais eu l'impression qu'ils essayaient de me semer.

" Vous allez bien monsieur Daddybear " s'inquiéta Ken tandis que son frère Wan frappait à une petite porte derrière un bâtiment massif.

" Impec' mec, au poil, je me suis jamais senti aussi vivant " lui répondis-je, et pour cause mon corps me faisait tellement mal de partout qu'il n'y avait aucun risque que je sois mort.

Un petit soupirail métallique s'ouvrit dans la porte. Wan s'approcha encore plus et murmura à celui qui venait de l'ouvrir.
" Quand l'hirondelle s'envole vers l'horizon, le vent lui souffle dans les ailes et dissipe les nuages sur son chemin ... "

Il s'arrêta un moment puis une voix lui répondit : " Mais si le vent suis l'hirondelle alors le serpent se terrera sous les feuilles "

Wan se redressant fièrement conclu dans une posture mélodramatique : " Sauf si le souffle du grand dragon balaye les feuilles pour que la mangouste déniche le serpent "

Il y eu un silence, puis un bruit de verrou et enfin un léger grincement de gonds qui indiquait l'ouverture de la porte.
J'interrogeais Ken du regard, et ce dernier le renvoya à Wan qui se tourna vers moi pour me répondre un simple : " mesure de sécurité "
Y a pas à dire leur truc de mots de passe ça en jetait pour celui qui était là en touriste, mais on ne m'enlèvera pas l'idée de la tête qu'un " salut, c'est nous ! " aurait tout aussi bien fait l'affaire.

Je pénétrais par la porte de derrière encadré par les deux frangins, et on nous dirigea à travers un dédale de couloirs et de pièces à l'allure très exotique jusqu'à un grand hall couvert de grandes plaques de pailles.
Un petit vieux, à la barbe aussi longue que son crâne était dégarni, se tenait sur estrade. Enfin du moins se maintenait en équilibre courbé sur sa canne, Et vu son teint verdâtre, sa place était plutôt dans un lit, si ce n'est un cercueil tant il semblait âgé et malade.
Les deux frères firent une courbette très prononcé puis se redressèrent en regardant toujours leur pied, comme deux gamins qui viennent de se faire chiper par leur grand-mère la main dans le bocal à cookies.
C'est Wan qui s'excusa le premier, comme toujours c'était lui la voix du duo.

" Konchû sensei, voici l'homme que vous nous aviez demandé de protéger. Je sais que nous n'aurions pas du l'amener ici, mais les enfants de la terre allaient le capturer, alors j'ai pensé qu'il serait plus sage de l'amener ici, surtout que nous avons déjà faillit le perdre aujourd'hui. "

Le vieux sage ne broncha pas et leur donna l'absolution.

" La bonne décision tu as pris, jeune Wan-Pada, regrettable de le perdre il aurait été "

Puis il me scruta des pieds à la tête et repris à mon intention.

" Ainsi enfin nous nous rencontrons, Daddybear San, le loup déguisé en mouton en vous je vois, je ne m'étais pas trompé. Bien fait nous avons eu de par deux fois vous sauvez "

J'essayais de décoder ce que le vioque me baragouinait, il me semble qu'il avait dit qu'ils m'avaient sauvez deux fois. Je m'hasardais :

" Vous voulez dire qu'au port c'était déjà vous ? "

C'est le petit Wan qui me répondit : " Nous sommes désolé, nous avons manquer de vigilance à force de trop travailler notre discrétion, nous aurions du intervenir plus tôt. "

Je le rassurais d'emblée : " Y a pas de mal, je suis vivant, ce qui n'aurait pas été le cas si vous n'aviez pas été là "

Puis je me retournais vers leur chef spirituel : " je ne veux pas vous paraître impoli, surtout que visiblement mes miches vous en doivent beaucoup, mais pourquoi vous me surveiller, et puis d'abord qui vous êtes bordel ? "

Le vieux resta impassible sur sa canne : " Beaucoup à nous dire nous avons "

vendredi 11 avril 2008

Episode 33 : ça vaut pas un jet d'ail !

Comme si les acrobates en costume noir n'étaient déjà pas suffisant voilà maintenant que deux clowns chauves en tunique blanche souhaitaient eux aussi participer à la rencontre.
Au moins ceux là avaient l'air d'être de mon coté.

Moi qui me réjouissais d'avance d'une bonne bagarre, je fus plutôt déçu, ces gars là ne savaient pas se battre convenablement.
Bien sur ils gesticulaient dans tous les sens en sautant un peu partout, la plupart poussaient même des cris tantôt rauques, tantôt aigus lorsqu'ils donnaient un coup.
Mais faut être honnête, toutes ces jérémiades c'est bon pour amuser la galerie, ça vaut pas un bon bourre-pif ou un coup de tatane bien placé.
Et je ne dis pas ça parce qu'ils préféraient s'amuser entre eux, et ne me laissait pas participer.

Quoi qu'il en soit, mes nouveaux amis en blanc s'en sortaient plutôt bien face à mes nouveaux ennemis en noir, et ce malgré le sous nombre évident.
A les regarder danser comme ça dans les bras les uns des autres, il me semblait que la lutte avait durée des heures, mais ma montre m'indiquait que seulement 3 minutes étaient passées.

Après avoir embrassé les murs et les pavés un bon nombre de fois, les assaillants estimèrent que si ils ne voulaient pas avoir des frais de dentisterie exorbitants, ils feraient mieux de battre en retraite.

Je restais là dans la ruelle, et les deux olibrius en pyjama blanc me dévisagèrent un moment, puis ils se mirent à baragouiner dans je ne sais quelque langue.
Je détestais les personnes qui faisaient ça, surtout lorsqu'elles le font avec cette espèce de petit sourire en coin qui semble vouloir dire : " tu sais très bien que l'on parle de toi, mais tu ne peux pas nous comprendre ! "

L'un des deux, sûrement le porte-parole, s'avança de quelque pas puis me fit une sorte de révérence qui me fit voir le reflet de la lune sur son crâne lustré. Puis il s'exprima :

" Monsieur Daddybear, nous sommes heureux mon frère et moi de constater que n'êtes pas blessé. Permettez-moi de nous présenter, nous sommes les frères Obi, Wan et Ken Obi. "

Ken était celui qui s'adressait à moi il semblait plus petit et plus chétif que son frère, mais pour l'avoir vu se battre je ne dirais pas qu'il était le moins fort des deux. Il portait tout comme son frère le massif Wan, une étrange ceinture noire tressée à la taille.

Ce dernier tapa sur l'épaule de son frère timidement : " Frère ! "

Ken me montra le passage de la ruelle tout en disant : " Oui nous devons nous hâter, il n'est pas bon pour vous de trop traîner dans ces rues. "

Je n'avais pas vraiment envie de les contredire, surtout qu'ils semblaient en savoir long, je décidais donc de les suivre.