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dimanche 29 mars 2009

Episode 48 : Daddy's back !

Si je voulais me sortir de ce bousier, il fallait d'abord que je trouve un endroit au calme pour réfléchir. Je m'étais laissé couler dans cette fange si profondément que je n'arrivais plus à respirer, et les merdes me collaient à la peau comme les mouches du même nom, comme si j'étais imprégné d'une odeur nauséabonde qui me rendait attractifs à leurs yeux.
Il y avait quelque chose qui puait autour de moi, et je ne dis pas ça parce que je me retrouvais assis à la gauche de Chandler dans sa voiture, et j'avais bien peur que ce fumet répugnant vienne de moi.

Quoiqu'il en soit, il n'y avait pas beaucoup d'endroits en ville où j'aurais été le bienvenue, bien sûr j'aurais pu demander à Chandler de me planquer, mais ça me ferait mal de lui en devoir une.
J'aurais pu aller voir Debra, c'était un peu à cause d'elle si j'étais dans le pétrin après tout, mais j'ai beau la maudire chaque jour que Dieu fait, je n'avais pas trop le cœur à la mettre plus dans la panade qu'elle ne l'était déjà.
De plus elle venait de perdre son père, et je n'ai jamais été doué pour trouver les mots dans ces moments là.
Puis vu l'amour que je portais au Dr Won, si j'essaye de faire son éloge, il y a de forte chance qu'elle se mette en rogne et me vende aux flics !

Si j'avais Blacker sous la main, il m'aurait sûrement trouver une planque en moins de deux en menaçant quelqu'un, mais là je devais faire sans, il fallait que je trouve quelqu'un d'assez frappé pour se mettre à dos une agence gouvernementale, des types sortis de nulle part, et des asiatiques illuminés.
Et je n'avais qu'un nom en tête, un camarade de jeunesse avec qui j'avais fait les quatre cents coups, c'était bien avant d'être privé, bien avant d'avoir fait parti de la flicaille, pour dire c'était avant même Debra.
C'était à une époque que j'avais préféré oublié jusqu'à présent, mais à cet instant précis, il remplissait tous les critères pour être l'homme de la situation : il est suffisamment cinglé pour m'aider, il était parano à un point qu'il ne faisait même plus confiance à sa propre ombre, et surtout il était mort aux yeux de l'administration, ce qui pour moi comme pour lui n'étaient que des qualités.

Je venais d'entrer dans l'armée lorsque l'on s'est rencontré pour la première fois, et lui venait de rempiler, c'était mon supérieur directe, et on a traversé pas mal d'épreuves ensembles, le genre de trucs qui font se rapprocher deux hommes ...
Non, non pas de la manière que vous pensez ! On était pas des cow-boys lâchés en pleine nature, mais l'armée et les guerres vous font voir de tels atrocités que seul ceux qui les ont connus peuvent comprendre.
Il s'était fait recruter par les services secrets, j'aurais bien aimé le suivre, mais on m'avait jugé trop instable pour ce genre de boulot, si ils avaient su ! On peut dire qu'ils ont misés sur le mauvais cheval ! Quoi que, peut être qui avait vu juste, c'est simplement qu'il n'avait pas prévu à quel point il était bon !

Quoiqu'il en soit c'était une ombre, un fantôme, quelqu'un qui n'existe pour rien ni personne et le plus dur était de le contacter, c'est souvent le cas avec les personnes qui jouent les morts, et je ne me voyais pas aller toquer à la porte d'une medium pour qu'elle est des visions flous pendant son sommeil. Je n'avais pas de temps à perdre, j'allais devoir engager un pro pour le retrouver !

J'avais prévu de faire appelle à ce genre de renforts, je l'avais mis sur ma " liste des choses à faire si je m'en sors " pendant que je me faisais passé à tabac par Bower, c'était entre une soirée avec deux "masseuses" Thaï, et l'incendie de la distillerie McAlbert pour osé faire un aussi mauvais whisky !

J'intimais l'ordre à Chandler de se rendre à la gare est d'Old Swamp City, et je l'envoyais inscrire sur le tableau à messages une missive à l'intention du gus que je voulais engagé, je savais que ça allait me coûté la peau des fesses, mais vu ce que valait ma peau en ce moment, c'était le moins que je pouvais offrir.

Elle tenait en quelques mots : ABC 23h45 parking St Patrick Street

mardi 21 octobre 2008

Episode 47 : My heart belongs to Daddybear

Depuis que j'avais vu l'état de son bureau, J'avais arpenté frénétiquement tous les endroits que fréquentait habituellement mon boss. Mais sans succès jusqu'à présent.
Mon instinct et ma dévotion envers Ronan, me faisait dire intérieurement qu'il lui était arrivé quelque chose.
A coup sur la bombe qui avait explosé au musée lui était destinée, c'est que beaucoup de monde souhaitait sa mort.
Bien qu'il ne me l'avait jamais avoué, j'avais compris par moi même qu'il connaissait beaucoup des plus sombres secrets de cette ville.
Et toutes les enquêtes sans intérêt qu'il effectuait n’étaient en réalité qu'une couverture pour cacher des investigations sur les personnes les plus influentes de la ville.
On le surveillait de près, il le savait pertinemment, c'est pour cela qu'il surveillait d'aussi près les taupes infiltrées dans la police.
Mais c'est bien connu, les truands ne sont pas très malins, et Ronan avait très vite remarqué qu'un maître chanteur, une balance et un pickpocket faisaient tache dans le rang des force de l'ordre.
Il ne les avaient jamais perdu de vue, et moi non plus.
C'est pourquoi leur subite volatilisation au milieu de leurs enquêtes respectives me confirmait dans mes soupçons, c'était eux qui avaient enlevés Ronan.
J'aurais du le prévoir, et les surveiller d'encore plus près, mais ce n'est pas facile de filer trois personnes lorsque l'on est seul.

Quoi qu'il en soit, je devais faire vite pour venir le secourir, j'étais après tout la seule personne sur laquelle il pouvait compter, son allié fidèle depuis toujours, l'ex journaliste Chandler Ray, l'assistant du grand détective privé Daddybear.
Je fus rassuré lorsque j'entendis sur la fréquence de la police que j'avais piratée, qu'une fusillade venait d'éclater dans les entrepôts de middrown, près de la sortie de la ville.
J'accélérais donc encore plus, poussant le moteur à un rythme proche de la rupture tout en pensant " Ronan ! J'arrive pour te sauver "


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Je profitais de l'embrouille ambiante pour me tailler bien fait vite fait, car je n'avais pas trop envie de me retrouver entre les pattes de l'enragé gouvernementale, et celles de ses nouveaux camarades de jeu ne me semblaient pas plus accueillantes.

Je dois dire que le simple fait que plus personne ne se soucis de moi pendant quelques instants me faisait des vacances. Il faut dire que ces derniers temps j'étais le centre de beaucoup trop d'intention à mon goût.
Pourtant je ne sais pas pourquoi j'avais ce mauvais pressentiment qui persistait malgré tout mais je ne voulais pas lui accorder trop d'importance.
Un peu comme lorsque vous retrouvez votre femme entièrement nue dans le lit conjugale en plein milieu de l'après-midi alors que vous n'étiez pas censé rentrer.
Vous sentez bien que quelque chose ne tourne pas rond, mais en même temps vous n'avez pas vraiment envie de regarder sous le lit ou dans le placard de peur d'y trouver quelque chose qui ne devrait pas y être, tout en sachant que vous regretterez plus tard de ne pas l'avoir fait.
Surtout lorsque vous apprendrez plus tard qu'il s'agissait de l'avocat qui vient de régler votre divorce.

J'essayais de repérer où je me trouvais, ça ressemblait à de la cambrousse tout autour, et de la cambrousse à Old Swamp, il n'y en a pas des masses, surtout du genre avec de grands bâtiments, idéaux pour y cacher des agents du gouvernement en plein boulot.
Je devais donc être à l'ouest de la ville, dans la région agricole de middrown, bien que depuis une décennie maintenant, la ville avait absorbé les trois quarts des champs qui s'y trouvaient.
Il ne me restait plus qu'à trouver un moyen de rejoindre la civilisation le plus discrètement possible, car je ne me voyais pas déambuler à découvert sur la route principale alors que je suis recherché par une bande de fou furieux de tout poil.

Alors que je m'étais déjà éloigné de plusieurs centaines de mètres, j'entendis un moteur rugir comme un lion asthmatique en fin de vie.
Je me mis donc à courir à en vomir mes poumons, mais même le sprinter le mieux doper ne peut battre à la course une bagnole.
Et j'étais loin d'être un athlète !
Surtout qu'après être resté attaché aussi longtemps à une chaise, j'avais plus l'impression de faire du roller sur une patinoire recouverte d'huile que de courir.
D'ailleurs ma poursuite effréné fut vite freiné par l'état chaotique de la chaussée, qui me fit m'écraser comme une fiente au sol, bien que j'ai un certain entraînement en ce qui concerne les déplacements lorsque mes jambes sont incapables de me porter.

La voiture fit un dérapage tonitruant et la portière passager s'ouvrit devant moi, laissant un Chandler Ray apparaître me criant : " Monte ! "

La dernière fois que j'avais vu la fouine, je lui avais dit qu'il me serait utile seulement le jour où il réussirait à toucher les couilles à ma sœur !
Et à ce moment même, j'étais heureux d'être fils unique car si j'avais eu une sœur ayant assez de testostérone pour être pourvu de tel attributs, il est certain qu'elle m'aurais filé la dérouillé du siècle pour avoir laissé Chandler s'approcher d'elle !

jeudi 4 septembre 2008

Episode 46 : Privé de Detective

Je m'appelle Ronan Daddybear et je suis détective privé. Ce n’est pas aussi glamour que dans les films et on se tape rarement la bonasse à la fin de l'affaire.
Cela consiste surtout à remuer suffisamment la merde pour trouver ce que les gens cachent dans leur fosse à purin intérieure, le but étant d'en prélever un bon gros échantillon insoupçonné pour le mettre dans un sac en papier avant d'y foutre le feu pour les voir s'empresser de venir sauter frénétiquement à pied joints pour éteindre l'incendie.
La plupart du temps les commanditaires ne valent pas mieux que ceux que l'on épingles, ce qui explique que souvent on s'attire les inimités des maris cocufieurs ou des femmes adultères, quand ce n'est pas de personnes pires.
Et parfois on passe de traqueur à traquer, mais la plupart de ces imbéciles sont facile à traiter, comme un doberman traite facilement avec un yorkshire en rut.
Mais ça fait partie du boulot.

Enfin c'était valable jusqu'à il y a quelque temps encore, car depuis peu, j'ai été pris pour cible par des types vraiment pénibles, des mafieux méfiants, des asiatiques débridés, et maintenant des gouvernementaux aux goûts mentaux pervers.

Et parmi eux Jake Bower, bulldog bodybuildé, bourru et barré, qui m'avait fait dormir à poings fermés de ses deux poings fermés.
Je m'éveillais à peine et non sans peines grâce à un frisson qui m'avait parcouru l'échine ou bien était-ce par le courant de la machine auquel j'étais fixé.
Mon corps était figé, fixé à la chaise par une nouvelle décharge.

" Comme réveil, ça décoiffe " lançais je à l'assemblée, mais je n'eut comme réponse que le fourmillement maintenant familier de l'électricité.

" Alors la belle au bois dormant, près à répondre aux avances de ton prince ? " me susurra doucement un Bower posté derrière moi.

Je ravalais ma bonne humeur naturelle du matin m'empêchant ainsi de lui dire où il pouvait se les carrer, et sourit docilement à pleine dents, essayant de lui faire profité au maximum de mon haleine matinale digne à figurer dans la liste des armes de destruction massive.

" On en était où ? Ha oui pourquoi tu as posé une bombe au musée ? C'est pour couvrir tes traces ? Manque de bol on savait déjà que le vieux Won était dans le coup. 9a ne trompe personne, même si il a des papiers qui prouvent qu'il est né ici, on voit bien à sa tête qu'il n'est pas de chez nous. Vous les terroriste vous êtes tous les même, vous vous croyez plus malin que nous. "

Il continua son délire pendant de longues minutes, trop longues, je crois que ce type n’aimait personne et que tout le monde était louche, surtout si il n'avait pas une généalogie irréprochable.
Lorsqu'il eu fini, j'avais oublié la question.

" Alors tu réponds quoi ? " fini t il par dire ...

" Euh ... à quoi ? " m'hasardais-je sans trop y croire avant qu'une nouvelle décharge vient me griller les quelques neurones qui ne faisaient pas encore grève.

" Pourquoi toi et tes complices avez cherché à tuer le président ? "

Instinctivement j'aurais pu faire une liste non exhaustive de toutes les raisons qui auraient pu me pousser à tenter de tuer le président, et je pense que la moitié du pays en aurait érigé une identique, l'autre moitié n'aurait même pas pris la peine de l'écrire ou alors seulement pour y inscrire : PARCEQUE !!!

Mais pour une fois je n'y était pour rien, bien que l'envie de lui faire sa fête m'ai traversé l'esprit tous les jours depuis ... depuis son élection en réalité ! Enfin pour être exact juste après celle du lynchage de toutes les personnes ayant voté pour lui.

Quoiqu'il en soit je sentais bien qu'une réponse honnête du genre : j'y suis pour rien dans cette histoire, n'allait pas satisfaire mon interlocuteur. Et maintenant que je commençais à tenir un début d'explication sur tout ce mic mac, je ne comptais pas le lâcher.

" Je n'étais pas au courant pour le président ! " tentais-je !

" ha oui, tu ne savais pas ! Pourtant il parait que tu as été traîner prêt de l'hospice où des marins agonisaient, souffrant du même mal que souffre maintenant notre président, tu venais t'assurer que cela fonctionnait ? " M’avoua t il.

C'est bien ce qu'il m'avait semblé, la quarantaine des marins m'avait paru louche, je tentais de creuser dans ce sens

" Non, je devais parler à un marin car il manquait des caisses dans leur livraison. " déclarais-je à demi mot en prenant un air de petit garçon venant d'être démasqué la main dans le pot de confiture.

" Des caisses manquantes ? Elles étaient pour Won je paris ! Pas la peine de me le dire, je le savais, il est trempé dans le coup jusqu'au cou, mais pourquoi l'avoir fait sauté ? " Me questionna t il l'air méfiant.

" Ha ... la bombe ... euh " alors que je cherchais un moyen d'éviter d'autres décharges tout en déchargeant Bower de quelques informations, plusieurs explosions simultanées firent explosés portes et murs ça et là, laissant le passage libre à de grandes voitures noires d'où des hommes en costumes sombres sortirent.

Ce n'est vraiment que lorsque la fusillade commença, que je me suis dit qu'il serait de bon ton de ne pas trop rester dans le coin, je n'avais pas trop envie d'attraper une balle au bond.
Je me basculait tel un pendule trois ou quatre fois avant de parvenir à faire tomber ma chaise, et moi avec par la même occasion. Puis m'aidant du sol et de mes pieds, je n'eut pas trop de mal à faire glisser le dossier entre mes bras attachés.

Alors que je m'apprêtais à prendre mes jambes à mon cou, une balle siffla près de moi et l'un des hommes de Bower s'écroula au sol, c'était malheureux pour lui mais pour moi ce fut une aubaine car cela m'a permis de m'emparer du couteau qu'il avait à la jambe, afin de sectionner mes liens.

Personne ne prêtais attention à moi au milieu de ce chaos assourdissant, je récupérais donc mes affaires, je n'allais pas les laisser à ces cinglés, surtout mon imper, vous savez pas ce que c'est que dans retrouver un correcte de nos jours.
J'en profitais pour rassembler le semblant de dossier que Bower avait éparpiller par terre, je fourrais tout ça dans la valise à demi exploser où il se trouvait à la base.

Puis je cherchais un endroit à l'abri afin de mettre en application ma meilleur technique de combat : la fuite.

Et l'occasion ne tarda pas à se présenter.

jeudi 7 août 2008

Episode 45 : La mort aux rats

Cette ville avait toujours hébergés son lot de rats, de nuisibles comme on les appelle. Mafieux, flics véreux, politiciens et magistrats corrompus n'était que la partie émergée de l'iceberg.
Tout le monde était au courant et tout le monde fermait sa gueule, car l'ouvrir signifiait dans le meilleure des cas une mort rapide.
Old Swamp avait été bâti, comme son nom l'indique, sur un ancien marais; mais elle en dégageait toujours les relents nauséabonds, le verger plein de promesse des promoteurs immobilier était depuis le début pourri jusqu'à la racine.
Et le temps n'avait pas arrangé les choses, les récoltes avaient été bouffées par les rats, et nous autres pécores de base nous contentions de brandir le poing au ciel en les maudissant.
Malgré ça la ville se portait bien, du moins elle tournait, les rats se bouffaient entre eux pour se sucer jusqu'à la moelle, et les gens normaux n'avaient pas trop à ce souciez d'eux tant qu'il ne mettait pas leur nez dans les affaires.
Je dis les gens normaux, car il y avait bien quelques imbéciles pour tenter de remettre les choses dans le bon ordre, ce n'était pas les plus nombreux ni les moins irréprochables, mais ils avaient au moins le mérite d'essayer d'arranger les choses.
Il aurait été plus simple pour beaucoup de se contenter de changer de ville, mais il y a un dicton ici qui dit que lorsque l'on naît à Old Swamp city, on meurt à Old Swamp city.
Il faut croire que cette ville a un charme particulier pour préférer y crever que de la fuir.

Et je crois bien qu'à ce charme j'y ai succombé moi aussi alors que j'aurais du succomber tout court.
Je ne sais pas si débarrasser cette ville de tous les rats qui y pullulent est possible, ni même si c'est souhaitable. Après tout quand les rats quittent le navire c'est que celui ci est en train de sombré, il n'y a que le capitaine et parfois l'équipage qui préfèrent sombré avec lui, et je ne me sens pas l'âme d'un capitaine.

En revanche il y a un homme avec qui je serais prêt à rejoindre les abysses glacials et pour lui je me risquerais corps et âme dans les enfers que renferment cette cité.
Peut être bien parceque je lui dois la vie, même si il ne l'entends pas comme ça, sûrement parcequ'il est dans le vrai lorsqu'il parle de cette ville qui l'a vue naître.
En tout cas même si il semble blasé et désabusé par la vie ici, personne ne semble aimé Old Swamp autant que lui, et même si il a conscience qu'il ne pourra jamais sauver cette ville à lui seul, je sais qu'il n'y renoncera jamais.
Je sais on dit de lui qu'il est bourru, qu'il n'aime personne, mais je connais mieux que quiconque la réalité, si il mets tant de distance entre lui et les personnes qui lui sont proches c'est pour mieux les protéger des dangers auxquels il s'expose.
Cet homme est un héros, l'un des derniers qu'il reste ici, et tout le monde l'ignore.
Pire on le calomnie.
On la lâchement accusé d'être alcoolique pour l'évincer des postes à responsabilités dans la police, là où un homme de sa stature aurait été utile.
Ces fausses accusations l'on même contrainte à rendre son insigne.
Mais cela n'a fait que le renforcer, s'infiltrant dans les endroits les plus glauques de la ville, passant ces soirées et ses nuits à surveiller les trafics dans les bars sordides qui y pullulent.
Continuant sa croisade en devenant détective privé, multipliant les surveillances, abandonnant même son appartement pour être toujours prêt à se plonger dans une affaire louche.
Renonçant à sa voiture pour ne pas être filer ou prendre le risque qu'elle soit piégée.
Et bien que pour ma sécurité il refuse que je l'approche et qu'il me traite comme un moins que rien chaque fois qu'il me croise afin de m'endurcir pour me rendre apte à lutter à ses cotés, j'ai pris sur moi pour me rendre à son bureau.

Et comme je le craignais, le bureau était vide, mais ce n'est pas son absence qui me fit m'inquiéter pour lui, mais le fait qu'à part les meubles tout avait disparu.
Il ne restait rien dans les meubles et le bureau, tout ce qui était transportable avait été emporté.
Je ne pouvais, ni n'osait imaginer ce qu'il se passait, mais une chose était sur Ronan Daddybear, le dernier héros d'Old Swamp City, ne pouvait compter que sur une seule personne : Son fidèle et unique adjoint ... Chandler Ray