Chez Phillis était plus qu'un cabaret, c'était une institution et le quartier des dogmes était le lieu de prédilection où toutes les institutions se rencontraient. Et tôt ou tard, leurs représentants finissaient tous par se retrouver Chez Phillis.
L'explication qu'aucune administration n'avait demandé la fermeture de l'établissement tenait peut être à cela en un sens, car malgré tout, Chez Phillis avait le même effet sur le quartier des dogmes, qu'une verrue sur le visage d'un top model.
On ne pouvait pas le louper et même si ce n'était pas beau à voir, on ne pouvait s'empêcher d'avoir les deux yeux rivés dessus.
Les avocats, les juges, les prévenues, les prêtres, tous pouvaient trouvés ce qu'il cherchaient en ce lieu de perdition.
Du spectacle pour sur avec leurs danseuses autant habillées qu'un mouton après la tonte.
De la débauche, avec des filles plus ou moins jolies selon le montant de votre bourse ou ce que vous etes prêt à débourser. Voir des hommes pour ceux que ça intéresse, et des travestis pour les indécis ou pour ceux qui y avaient mal regardés.
C'est à dire ceux qui venaient Chez Phillis pour la première fois car il y avait surtout des travestis.
Puis il y avait même kiki, une chèvre qui, selon la maîtresse de maison, produisait un lait de première fraîcheur, et à l'occasion satisfaisait les moins argentés.
On aurait pu qualifié ce lieu de maison de passe, bien que certains ne faisait pas qu'y passer. Et la plupart ramenaient souvent chez eux des petits cadeaux dont ils se seraient bien passés.
Mais la luxure n'était pas le seul vice présent ici, il y avait aussi le jeu, poker, pari en tout genre ou tout autre amusement basé sur le principe de vider les poches des participants était pratiqué sans scrupules.
Ce qui donnait souvent lieu à des bagarres pour le plus grand plaisir des habitués.
Et cerise sur le gâteau, l'établissement possédait une cave à vin à faire pâlir le plus grand restaurant de Manhattan, dont un pur malt 20 ans d'age en provenance direct d'un petit producteur d'écosse de toute merveille.
Autant vous le dire, pour ce lieu avait un petit goût de paradis.
J'avais du esquiver quelques coups pour approcher du bar où des cols blancs à moitié saoul s'encanaillait avec ce qu'ils croyaient être des filles faciles.
Je congédiais rapidement le barman, un grand black bodybuildé qui ne semblait portés rien d'autres que son string et un nœud papillon. Et encore je n'avais pas osé baisser le regard pour vérifier pour le string.
Je me faufilais tant bien que mal en direction de la caisse que la tenancière de l'établissement surveillait d'une main de fer et d'un regard d'acier.
Phillis n'était pas ce que l'on pouvait appeler une belle femme, mais elle était toujours mieux que ce qu'elle était sans son maquillage et sa perruque en tant qu'homme.
Lorsqu'elle me sourit je me suis dit qu'elle possédait la meilleure défense contre tout braquage que l'on pouvait imaginé.
Ses chicots tout écartées et en parties cariées, pour celle qui étaient encore dans sa bouche avaient de quoi repousser le plus aguerri des bandits.
jeudi 10 janvier 2008
Episode 20 : depeint des beaux seins
jeudi 3 janvier 2008
Episode 19 : ça marche !
J'avais passé le reste de la nuit à gamberger sur l'affaire. Bergère semblait être la clef de voûte de tout ce ramdam, malheureusement après mon accrochage avec les fédéraux, on ne pouvait pas vraiment dire qu'il était de bon augure pour moi d'aller mettre mon renifleur dans leur affaire.
Si je ne pouvais pas compter sur la piste Bergère il ne me restait que peu d'option, la gonze Vera, que je pouvais rechercher en toute innocence pour le compte de Miguel, ou bien rebondir sur le reste des généreux donateurs du musée en furetant du coté des noms de la liste officieuse.
Dans le cas, ce ne serait que pur hasard si je me retrouvais dans les pattes des costards cravates du bureau, et je pourrais leur prouver ma bonne foi sur le fait que je n'enquête plus sur Bergère.
Quoiqu'il en soit, je m'étais tout juste engagé en bas de chez moi, sans vraiment avoir pris de décision sur ma destination, qu'un de ces bons dieux de rat volant me repeignit mon imper de son dernier déjeuner.
Et cela présageait encore le début d'une journée de merde.
Ce n'est pas que je crois au signe, mais je ne me sentais pas à aller toquer à la porte des ronds de cuir avec une chiure sur le paletot. Enfin ce n'est pas que ça me dérangeait outre mesure, car on ne pouvait pas dire que mon look général en pâtissait plus que ça. C'est juste qu'après la soirée d'hier, je n'avais pas trop envie qu'on me lâche des chiens aux miches.
Je me contentais donc de Vera et de la maigre piste qu'elle laissait dans le quartier des Dogmes.
Je ne me souvenais plus trop de la dernière fois où j'y avais foutu les pieds, ce n'est pas trop parceque ça faisait un bout de temps, mais plutôt car ce jour là j'étais tellement imbibé que je ne me souviens à peine du mois qui a suivit. J'avais d'ailleurs écopé de quarante jours de vacances au frais, payés par l'état, pour ébriété avancé sur la voie public et outrage à agent et à la cour. Je ne peux pas vraiment dire que c'était les plus belles semaines de ma vie, mais c'était loin d'être les pires.
Quoi qu'il en soit mes pas m'avaient conduit peu à peu dans les rues avoisinant les divers tribunaux. Je ne savais pas trop par où chercher, le quartier n'était pas très vaste, ni très animé, à part peut être à leur du déjeuner. Mais je pensais bien qu'une chanteuse de cabaret se remarquerait facilement au milieu de tous les magistrats qui parcouraient les rues.
En un sens je n'avais pas tout à fait tort, car j'ai très vite repéré une demoiselle qui aurait pu faire l'affaire. C'est lorsque j'en aperçu une deuxième en m'approchant d'elle que j'ai commencé à me dire que j'avais peut être omis un détail.
Mais c'est au moment ou une troisième sortie du bâtiment qui me faisait face en interpellant les deux autres que j'en ai eus l'intime conviction.
La certitude ne m'est venu que lorsque mes yeux se posèrent sur l'enseigne au néon rose fluo, indiquant le cabaret portant le doux nom de chez Philis
vendredi 28 décembre 2007
Episode 18 : Pigeon Break
Le jour ne venait que de se lever, mais Raoul était déjà à l'affût sur un toit. Tous les préparatifs étaient maintenant achevés, il ne lui restait plus qu'à trouver sa victime, l'élément déclencheur qui mettra tout son plan en marche.
Et il savait qu'après ce qu'il allait commettre, il ne pourrait plus revenir en arrière.
Mais il était près à tout pour aider son frère à s'en sortir.
Il regardait d'un oeil vitreux les passants en contrebas, il n'y avait pas grand monde dans les rues à cette heure là.
Il le regrettait un peu, si il n'y avait pas assez de témoin, il ne pourrait pas rejoindre son frère la où il est enfermé.
C'était un plan dangereux, il en avait conscience, mais il avait tout calculé minutieusement.
Il avait maculé de traces blanches la statue en face du lieu de captivité de son frère, n'importe qui n'y verrait qu'un acte de dégradation, mais pour ses yeux exercés se cachait derrière ces taches le plan complet de la prison où était retenu son bien aimé frère.
Enfin la cible qu'il attendait venait de sortir d'un petit bâtiment. Il portait un chapeau en vieux cuir marron ainsi qu'un long manteau semblant, tout comme celui qui le portait, avoir été très endurcit par le temps.
Il le suivit ainsi de toit en toit, ne le perdant pas des yeux. C'était sa cible, il n'en avait plus aucun doute. C'est grâce à lui qu'il rejoindrait son frère pour le sortir de là.
Il attendait bien patiemment que sa cible soit à découvert, qu'aucun obstacle ne se profil entre lui et elle.
Et quand la voie fut libre, il fondit sur lui, armant son tir et lâchant le projectile qui vient s'écraser en pleine poitrine de l'homme.
Son forfait était maintenant accomplit, son plan allait pouvoir se dérouler sans accro.
Ronan se tenait la poitrine, au niveau du coeur, il constata avec écœurement la substance blanche qui se trouvait au bout de ses doigts.
Puis il leva la tête et chercha du regard le responsable de cette attaque.
" Et bien la journée commence bien " s'exclama t il avant de poursuivre sa route.
Et oui Raoul avait oublié un point important dans son plan. Il était un pigeon !
Et ce n'est pas parcequ’un pigeon chie sur un passant qu'il va se retrouver enfermer dans un pigeonnier.
... j'ai pas l'tempssssssss mon esprittttttt cuve ailleursssssssssss ...
( pardon aux familles, tout ça tout ça, et bonnes fêtes à tous )
jeudi 20 décembre 2007
Episode 17 : En résumé, on s'en sort comme on peut
J’essayais tant bien que mal de me remémorer le fil de la journée. Ce matin une femme se faisant passer pour la Mère Bergère venait me trouver avant mon petit-dej' liquide afin que j'alpague son mari avant qu'il ne se carapate avec une donzelle de cabaret et accessoirement sa fortune.
Miguel, un petit délinquant notoire, qui n'avait de petit que sa cervelle, m'avait secoué comme un shaker pour que j'accepte de retrouver une certaine Vera, prénom qui corresponds à la prétendue maîtresse de Bergère.
Après j'avais été ouvertement menacé par un asiatique qui avait foutu le boxon dans mon bureau, il était là pour me recommander de rester en dehors de l'affaire Bergère, pour une fois j'aurais du écouter les conseils que l'on me donnait.
Et comme si ça ne suffisait pas, mon ex-femme Debra me demandait un coup de main dans une affaire d'objets d'art disparu. Et comme à chaque fois avec Debra ça se terminait devant l'église au milieu d'une fusillade.
Enfin son vieux m'avait quand même filer la liste officieuse des donateurs de son musée, un ramassis de gens qu'il vaut mieux éviter de côtoyer : Et comble de l'histoire Bergère était sur cette liste.
Mais maintenant cette dernière était avec mes effets personnels entre les mains des fédéraux.
Ceux là même qui venait de m'attraper en train de tenter de pénétrer dans la planque où je supposais que Bergère était caché.
Je dois dire que refaire défiler la journée dans ma tête me permettait d'y voir un peu plus clair.
Beaucoup de chose semblait tourner autour de Bergère, même si certains vous diront que la ville entière tournait autour de Bergère.
Je tentais de m'expliquer avec les fédés, ce n'était pas chose facile, je ne m'étais pas vraiment montrer coopératif et ils me le rendaient bien.
Mais j'avais un défaut encore plus grand que mon sens de la repartie, j'aimais bien comprendre les choses, surtout lorsqu'elles essayent de m'embrouiller.
Je réussissais à déduire pas mal de trucs, si les costards cravates avaient monté une fausse planque pour protéger Bergère, c'est que ce dernier était en danger.
Et visiblement, j'avais été engager pour ouvrir la voie du vrai tueur, à la fois pour trouver Bergère, mais également pour tomber dans les éventuels traquenards à sa place.
Ils avaient bien joué leur coup et j'étais tombé dans le premier piège à con venu.
Mais les fédés ne voulaient pas me lâcher pour autant, ni me lâcher des infos.
Surtout qu'ils avaient eu le galopin que j'avais soudoyer, ce dernier n'avait pas réussit à les semer et me mettait tout sur le dos pour s'en tirer.
Entre la parole d'un gamin et celle d'un privé, il préférait croire le gosse ... putain de boulot, personne ne nous fait plus confiance ... et je ne peux pas vraiment leur donner tord.
Quoiqu'il en soit après plusieurs heures entre leurs mains, je n'étais pas plus avancé, la hiérarchie se renvoyait la balle pour statuer sur mon cas. Finalement le chef du chef du chef du chef du sous-chef du pas tout a fait sous-chef mais presque de l'officier qui m'avait appréhender, estima enfin que je n'avais rien à voir dans leur histoire.
Néanmoins dans le doute, on me conseillait de ne pas quitter la ville et de rester disponible à tout e convocation de leur part.
Pour ma part en sortant de leur bureau je n'espérais qu'une seule chose, rester vivat assez longtemps pour m'extirper de cette histoire.
( à suivre : désolé pour le retard, cause de grippe )