mardi 15 juillet 2008

Episode 40 : Rouge et sang

Ces événements ce sont déroulés entre l'épisode 39 et l'épisode 40 :

Tout juste remis de l'explosion de la bombe qui ravagea une partie du musée, Ronan Daddybear, Privé numéro un sur la liste des emmerdeurs de services qui fourrent leur nez là où il ne faut pas, venait de se faire enlever par les bras musclés des homme du D.O.G., le Département des Opérations Gouvernementales, et allait subir un interrogatoire bodybuildé par leur agent tout-terrain de service, le bien nommé Jake Bower.

Pendant ce temps, de l'autre coté de la ville, Mulot se faisant prendre la main dans le pot de confiture, et ce n'est pas une figure de style, il était bel et bien en train de se baffrer de confiture de Poncire de Collioure qu'il venait de chiper dans l'un des placard de feu, Sal Valentin.
Oui feu, car ce dernier et ses acolytes venaient d'être retrouvé quelques temps plus tôt sauvagement mutilé façon tartare, de quoi vous dégoûter à vie des hamburgers.

Toute cette histoire faisait les choux gras de la Gazette car il mettait le petit milieu du crime organisé en ébullition. Plus d'un voulait la peau de Sal Valentin, une poignée était capable de tenter quelque chose contre lui, et dans la masse restante seul deux ou trois inconscients était capable de le faire réellement, mais au final pas un était en mesure de réussir.
C'est bien pour cela que les flics étaient intervenus, parceque les meurtres qu'ils pouvaient attribuer aux gangsters, ils n'étaient pas assez fous pour mettre leur nez dedans.

Blacker avait déserté l'affaire, il avait bien plus important à faire, il devait rencontré quelqu'un dans un endroit tranquille, quelqu'un qui lui devait un service, tout le monde devait un jour ou l'autre un service à Blacker.
Blacker c'était un peu le bon pote à qui l'on ne peut rien refusé, un peu comme le percepteur en fait.

Mais ça et là, des ombres arpentaient les toits de la ville, une guerre secrète et séculaire se préparait à éclater de nouveau.
Des voitures noires comportant des hommes en noirs, portant des lunettes noires, noircissaient les rues de la ville en quête d'une sombre mission.

Mais tout de suite un nouvel épisode des Enquêtes de Ronan ...

Tut Tut Tut Tut Tut

Episode 40 :

A voir l'allure de mes nouveaux amis, je me doutais bien qu'ils allaient me refaire la poire pour pas un rond, bien que j'avais déjà eu ma dose de chirurgie esthétique ces derniers jours.
J'avais côtoyés pas mal de fêlés depuis que cette affaire m'était tombé sur la gueule, des ronds de cuirs, des mafieux, des travelos, des illuminés et j'en passe, et dans le tas il y avait même eu des flics c'est pour dire dans la merde où je me retrouvais.
Mais là c'était un autre calibre, des gars du gouvernement, des types qui ont officieusement le droit de vous faire disparaître si ça leur chante, et pour te faire chanter ils sont prêts à tout.
Selon les lois, la torture n'était plus utilisée depuis bien longtemps, mais les lois ne s'aventurent pas dans des lieux éloignés de toute civilisation et insonorisés.

Ils avaient approchés une télé de moi et m'avait mis un casque sur les oreilles. J'avais déjà entendu parler de ça, la désorientation sensorielle ou un truc du genre, ils vous passaient des images psychédéliques en vous envoyant dans les esgourdes des sons atroces, la Tecktonik qu'il appelait ça, avec un peu de chance vous finissiez par convulser dans tous les sens avant que le cerveau soit atteint.
Mais Ils avaient dans leur arsenal des tortures bien pire, des images insoutenables, comme celles des matchs de l'équipe nationale de football.
Rien que d'y penser j'étais déjà prêt à avouer tout ce qu'ils voulaient avant même qu'ils aient commencé.

Celui qui avait dit s'appeler Bower s'approcha enfin de moi, instinctivement je m'empressais de lui faire savoir : " Je Vais vous dire tout ce que vous voulez savoir "
Ce dernier sembla vexé, et me répondit : " Vous êtes sur, vous ne voulez pas résister un peu, on avait préparé tout un nouvel équipement spécialement pour l'occasion, on aurait bien aimé le testé un peu ! "

Personnellement moi je n'y tenais pas tant que ça : " Non, non, je vous assure je tiens à coopérer "
Ce n'est pas que je tenais en hautes estiment tous les empaffés aux services du gouvernement, mais je savais qu'il ne fallait pas se mettre à dos l'impitoyable machine soit disant démocratique.

Bower se résigna : " Tant pis on trouvera bien un innocent sur qui les tester "

Puis il s'empara d'une valise noire et commença à composer le code pour l'ouvrir.

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