jeudi 21 février 2008

Episode 26 : A manger et bientot à boire

A peine entré, deux molosses se précipitèrent sur moi comme si ils voulaient mâchouiller un os en plastique. Et c'est à ce moment là, que j'ai réalisé que j'étais soudainement devenu un grand ami des bêtes, quoique je l'étais peu être déjà un peu, mais je ne sais pas si l'on peut considérer Mulot comme une bête ! Voir pire l'on pourrait m'accuser de cruauté envers les animaux pour une telle comparaison.

En tout cas je fus submergé par une grande impression de soulagement, et ironiquement une grande envie de me soulager, lorsqu'une baraque faisant office de chargé d'accueil vint rappeler les clébards à la niche.
Lorsqu'il me demanda " c'est pourquoi ? " une folle envie de répondre : " c'est pour déjeuner " me titilla l'esprit. Mais imaginer qu'il pouvait faire revenir les cabots pour qu'ils me fassent des papouilles appuyées, me permis de prendre un cours accéléré en matière de fermage de clapet !

Je me contentais d'un simple : " je viens voir le Boss, il est là ? "
Le Boss c'était Sal, mais j'évitais d'utiliser son prénom pour ne pas que ce soit mal interprété, c'est que c'est susceptible les mafiosi et ceux de Sal n'était pas réputé pour avoir l'esprit le plus raffiné.
J'avais demandé ça pour la forme, je savais qu'il était là, cet amas de graisse ne pouvait guère se déplacer à plus de 3 mètres consécutivement à pied.
Si l'obésité excessive avait un nom c'était Sal Valentin, et si elle avait une bouche elle aurait vite appris à ne pas l'ouvrir, contrairement à celle de Sal qui avait du engloutir depuis son enfance de quoi sauver le tiers monde de la famine.

On m'indiqua une salle en retrait à coté des cuisines, qui était comme moi sous bonne garde.
A l'intérieur, Sal était en train de déguster son repas, enfin le terme déguster était dans ce cas là aussi approprier que celui de frappe chirurgicale en parlant d'Hiroshima.
Je crois que de découvrir un charnier m'aurais moins retourner l'estomac que de voir cette baleine ingurgité cette écœurante masse de victuailles.
J'avais été étonné de ne voir personne d'autres dans le restau, j'avais mis ça sur le compte qu'il appartenait à la mafia, maintenant je n'en étais plus tout à fait sur.
Je me disais même plutôt qu'une fois Sal servit, il ne restait plus grand chose pour les autres clients.

Mais c'est vraiment que lorsqu'il se mis à parler que je fus heureux de me trouver à l'autre bout d'une table aussi grande, sans quoi il est fort probable qu'un des morceaux de poulet qu'il postillonna m'aurait probablement crevé un œil.

" Tu ressemble à un flic ! Qu'est ce que tu veux à un honnête citoyen comme moi ! "

Si par honnête citoyen il entendait truand sans scrupule trempant dans des affaires de drogues, meurtres, contrebande, fausse monnaie et trafics en tout genre, le synonyme était plutôt bien choisi.

Je devais éviter de lui faire avaler des couleuvres si je ne voulais pas me manger des pruneaux, car Sal était peut être un aigrefin, mais ce n'était pas un pigeon.

" Relax, je suis pas un poulet, juste un privé qui a besoin de tes lumières, et comme rien ne t'échappe dans cette ville, surtout que l'affaire qui m'amène te concerne un peu. "

J'essayais de l'amadouer un peu pour qu'il doit plus réceptif et ça semblait faire effet, enfin dans le sens où j'étais encore vivant je considérais que la manœuvre était réussit.
il me gratifia d'un simple : " Je t'écoute, mais fait vite je n'aime pas être déranger durant les repas ", à vrai dire à part durant ses repos, on ne pouvait le déranger que pendant son sommeil, et je doute qu'il apprécie plus.

" Bien voilà, mon petit doigt m'a dit que tu avais fait récemment des dons au musée, et une partie des œuvres destinés à cette expo ont disparus ... "

Je fus soudainement coupé par un " Tu m'accuse ! " retentissant des deux points poings sur la table, qui faillit d'ailleurs la briser nette, mais qui n'eut la peau que de la salade qui s'écroula sur le sol gisant dans sa vinaigrette.

" Non non du calme, au contraire, c'est juste que beaucoup de personnes seraient contrariés si tes dons faisaient parti des lots manquants. Et je suis sur que toi aussi tu serais fâché de l'apprendre. C'est pourquoi je viens te demander si tu as une idée des personnes qui pourrait être dans le coup. D'autant plus que personnes ne seraient gagnant si l'affaire venait à s'ébruiter "

J'espérais que le gros comprenne mon allusion, mais je n'étais pas sur moi-même de la comprendre.

" et toi le limier, tu flaires quelqu'un ? " me répondit il soudainement intéressé.

" J'étais après Bergère, mais il a réussit à se faire dessoudé avant que je puisse lui parler. "

il sourit et recracha dans son assiette ce que j'espérais être un reste d'os

" Cette crapule a fini par se faire avoir, c'est pas un mal j'ai toujours détesté les types dans son genre, ils ne respectent pas les règles de l'ancienne école. "

Je savais que j'allais regretter ce que j'allais faire, mais je crois que ma raison était resté à l'extérieur du restau avec ma grande gueule.

" J'ai aussi cette liste, ce sont, au même titre que vous, des généreux donateurs du musée. "

Un des hommes de main me prit la liste des mains et alla la porter à Sal qui l'a consulta un instant un sourire aux lèvres, avant de la ranger consciencieusement dans sa poche en déclarant : " Messieurs je crois que notre nouvel ami a un cours de natation de prévu au port, il serait impoli de ne pas le raccompagner "


" Et Merde " ce sont les seuls mots qui m'échappèrent alors que 3 malabars fondaient sur moi.

3 commentaires:

Soph a dit…

Je viens de lire le premier épisode: j'aime! ^^
Donc je vais revenir et cool: 26 épisodes à ce jour! donc pas mal de lecture en perspective!

Ronan a dit…

Content que ça te plaise ;)

Et un lecteur de plus dans la poche :p

Le monde sera bientôt à moi ( ou pas )

Soph a dit…

J'ai tout converti en Word, parce que c'est quand même plus simple quand il y a 40 pages à lire... ^_^

Je vais pouvoir lire tout ça bien tranquillement avachie sur mon canapé avec une bonne tartine de Nutella... non deux... non attends, avec un pot de Nutella!