jeudi 7 août 2008

Episode 45 : La mort aux rats

Cette ville avait toujours hébergés son lot de rats, de nuisibles comme on les appelle. Mafieux, flics véreux, politiciens et magistrats corrompus n'était que la partie émergée de l'iceberg.
Tout le monde était au courant et tout le monde fermait sa gueule, car l'ouvrir signifiait dans le meilleure des cas une mort rapide.
Old Swamp avait été bâti, comme son nom l'indique, sur un ancien marais; mais elle en dégageait toujours les relents nauséabonds, le verger plein de promesse des promoteurs immobilier était depuis le début pourri jusqu'à la racine.
Et le temps n'avait pas arrangé les choses, les récoltes avaient été bouffées par les rats, et nous autres pécores de base nous contentions de brandir le poing au ciel en les maudissant.
Malgré ça la ville se portait bien, du moins elle tournait, les rats se bouffaient entre eux pour se sucer jusqu'à la moelle, et les gens normaux n'avaient pas trop à ce souciez d'eux tant qu'il ne mettait pas leur nez dans les affaires.
Je dis les gens normaux, car il y avait bien quelques imbéciles pour tenter de remettre les choses dans le bon ordre, ce n'était pas les plus nombreux ni les moins irréprochables, mais ils avaient au moins le mérite d'essayer d'arranger les choses.
Il aurait été plus simple pour beaucoup de se contenter de changer de ville, mais il y a un dicton ici qui dit que lorsque l'on naît à Old Swamp city, on meurt à Old Swamp city.
Il faut croire que cette ville a un charme particulier pour préférer y crever que de la fuir.

Et je crois bien qu'à ce charme j'y ai succombé moi aussi alors que j'aurais du succomber tout court.
Je ne sais pas si débarrasser cette ville de tous les rats qui y pullulent est possible, ni même si c'est souhaitable. Après tout quand les rats quittent le navire c'est que celui ci est en train de sombré, il n'y a que le capitaine et parfois l'équipage qui préfèrent sombré avec lui, et je ne me sens pas l'âme d'un capitaine.

En revanche il y a un homme avec qui je serais prêt à rejoindre les abysses glacials et pour lui je me risquerais corps et âme dans les enfers que renferment cette cité.
Peut être bien parceque je lui dois la vie, même si il ne l'entends pas comme ça, sûrement parcequ'il est dans le vrai lorsqu'il parle de cette ville qui l'a vue naître.
En tout cas même si il semble blasé et désabusé par la vie ici, personne ne semble aimé Old Swamp autant que lui, et même si il a conscience qu'il ne pourra jamais sauver cette ville à lui seul, je sais qu'il n'y renoncera jamais.
Je sais on dit de lui qu'il est bourru, qu'il n'aime personne, mais je connais mieux que quiconque la réalité, si il mets tant de distance entre lui et les personnes qui lui sont proches c'est pour mieux les protéger des dangers auxquels il s'expose.
Cet homme est un héros, l'un des derniers qu'il reste ici, et tout le monde l'ignore.
Pire on le calomnie.
On la lâchement accusé d'être alcoolique pour l'évincer des postes à responsabilités dans la police, là où un homme de sa stature aurait été utile.
Ces fausses accusations l'on même contrainte à rendre son insigne.
Mais cela n'a fait que le renforcer, s'infiltrant dans les endroits les plus glauques de la ville, passant ces soirées et ses nuits à surveiller les trafics dans les bars sordides qui y pullulent.
Continuant sa croisade en devenant détective privé, multipliant les surveillances, abandonnant même son appartement pour être toujours prêt à se plonger dans une affaire louche.
Renonçant à sa voiture pour ne pas être filer ou prendre le risque qu'elle soit piégée.
Et bien que pour ma sécurité il refuse que je l'approche et qu'il me traite comme un moins que rien chaque fois qu'il me croise afin de m'endurcir pour me rendre apte à lutter à ses cotés, j'ai pris sur moi pour me rendre à son bureau.

Et comme je le craignais, le bureau était vide, mais ce n'est pas son absence qui me fit m'inquiéter pour lui, mais le fait qu'à part les meubles tout avait disparu.
Il ne restait rien dans les meubles et le bureau, tout ce qui était transportable avait été emporté.
Je ne pouvais, ni n'osait imaginer ce qu'il se passait, mais une chose était sur Ronan Daddybear, le dernier héros d'Old Swamp City, ne pouvait compter que sur une seule personne : Son fidèle et unique adjoint ... Chandler Ray

vendredi 1 août 2008

Episode 44 : La Gazette : des arts chiffrent

La gazette faisait parti des effectifs rester en faction au musée, et il était aux anges. Il faut dire que ça lui permettait de côtoyer à peu prêt toutes les instances et tous les niveaux du milieu des enquêtes criminelles; Policiers, fédéraux, scientifiques, militaires, services secrets et agent de toutes sortent étaient de la fête.

Et la Gazette ne se privait pas pour aller tailler le bout de gras avec tout ce petit monde. C'était le genre de gars sympa avec qui on avait plaisir à discuter, un peu comme avec le concierge devant les boites aux lettres, ou une oreille compatissante au comptoir d'un bar.
Le genre de type insignifiant à qui l'on pouvait tout dire et à qui l'on oubliait d'avoir parler peu de temps après.
C'était ça la grande force de la Gazette, parler de tout et de rien avec n'importe qui, c'est fou comme les changements du temps ou bien les nouvelles de la petite dernière de la famille pouvaient amenés à parler des pots de vins reçus ou des magouilles qui se préparent.

Avant même qu'il n'ait pénétré sur les lieu de l'attentat enfin selon les fédéraux car les services secrets parlaient simplement d'une bête fuite de gaz, les autres agences ne se mouillant pas se contentait juste d'un " tragique incident ". Les flics quand a eux, n'estimait rien du tout c'est à peine si il était au courant que quelque chose s'était produit, la plupart se demandant même pourquoi ils étaient là.
Quoiqu'il en soit grâce aux scientifiques il savait la nature, la puissance et la position de l'explosif, par le biais des médecins légiste, il avait appris qu'il n'y avait eu qu'une seule victime, le Dr Won, le responsable du musée.
Les services secrets l'avaient renseigner sur l'endroit où ils avaient planquer leur ennemi public numéro qu'ils avaient eux même formés.
Le FBI avait reconnu être à l'origine de l'explosion qui avait secoué North Port quelques mois plus tôt, l'action terroriste n'étant qu'un simple exercice de prise d'otage qui avait mal tourné.
Quand aux militaires il l'avait tenue au courant des avancés de l'hybridation des technologies extra-terrestres trouvées lors du crash de Roswell avec les dernières découvertes scientifiques.

C'est donc avec un pas nonchalant et sa bonhomie naturelle, que la gazette se retrouva sans trop de mal à l'endroit qui était encore quelques heures plus tôt le bureau du Dr Won au musée. Lieu qui en toute logique de respect de la hiérarchie, il n'aurait jamais pu atteindre, ni même apercevoir ou alors aux jumelles à 100m de là derrière le cordon de sécurité, où était sensé se situer son poste. Et encore il aurait encore fallu qu'il puisse voir à travers les murs.

L’explosion avait fait des dégâts, pas étonnant que son ex capitaine ait frôlé la mort.
Mais alors qu'il s'attendait à voir une armada de spécialistes en train de fouiller les décombres, il remarqua un groupe assez conséquent de personne en costumes noirs en train de s'affairer dans les arrières salles de stockage.
Machinalement il s'approcha espérant se faire de nouveaux amis et de partager avec eux de nombreuses d'anecdotes croustillantes.
L'un d'eux se penchait dans diverses caisses pour y inspecter le contenu.
Par curiosité la gazette fit de même et ne pu s'empêcher d'entamer la conversation sur la qualités des œuvres.
Sans s'en rendre compte et tout en continuant son inspection son interlocuteur acquiesça tout en ajoutant que c'était un travail splendide pour des faux.
Chemin faisant, la discutions allait bon train, et peu à peu la gazette en apprenait de belles, comme par exemple que ces faux, comportait des marques intéressantes, que ce soit des gravures, des incrustations de peintures ou toutes aux moyens qui permettait discrètement d'y insérer un code.
Le cryptographie, car c'est comme cela qu'il s'était présenté lorsque la gazette lui avait demandé qui il était et ce qu'il faisait, lui expliqua qu'une partie de ce code servait à classer les œuvres, la seconde permettant de transcrire un message compréhensible.
Cela lui semblait à la fois très ingénieux et très compliqué, c'est sûrement la raison pour laquelle le cryptologie s'appliqua à lui expliquer la nature du code et comment le déchiffrer. Et pour mieux lui faire comprendre, il lui montra même toutes les photos qui avaient été prises jusqu'à présent.

Ce n'est vraiment qu'au bout d'une bonne demi-heure qu'une question pourtant essentiel s'imposa à son esprit : Mais à qui suis-je en train de parler.
La gazette ne lui laissa pas le temps de la formuler, comme si il avait anticipé la question.
Où bien était-ce les deux gardes tués par balles qui gisaient cachés vaguement par quelques caisses qui lui avait mis la puce à l'oreille.
Ou peut être même le début de décodage du message caché dans les objets du musée.
Quoi qu'il en soit, malgré son embonpoint prononcé, il avait filé à la vitesse d'un vent, qui bien que n'ayant pas fait de bruit, laissait dans l'air une vague odeur de quelque chose de pas net.