vendredi 28 décembre 2007

Episode 18 : Pigeon Break

Le jour ne venait que de se lever, mais Raoul était déjà à l'affût sur un toit. Tous les préparatifs étaient maintenant achevés, il ne lui restait plus qu'à trouver sa victime, l'élément déclencheur qui mettra tout son plan en marche.
Et il savait qu'après ce qu'il allait commettre, il ne pourrait plus revenir en arrière.
Mais il était près à tout pour aider son frère à s'en sortir.

Il regardait d'un oeil vitreux les passants en contrebas, il n'y avait pas grand monde dans les rues à cette heure là.
Il le regrettait un peu, si il n'y avait pas assez de témoin, il ne pourrait pas rejoindre son frère la où il est enfermé.

C'était un plan dangereux, il en avait conscience, mais il avait tout calculé minutieusement.
Il avait maculé de traces blanches la statue en face du lieu de captivité de son frère, n'importe qui n'y verrait qu'un acte de dégradation, mais pour ses yeux exercés se cachait derrière ces taches le plan complet de la prison où était retenu son bien aimé frère.

Enfin la cible qu'il attendait venait de sortir d'un petit bâtiment. Il portait un chapeau en vieux cuir marron ainsi qu'un long manteau semblant, tout comme celui qui le portait, avoir été très endurcit par le temps.
Il le suivit ainsi de toit en toit, ne le perdant pas des yeux. C'était sa cible, il n'en avait plus aucun doute. C'est grâce à lui qu'il rejoindrait son frère pour le sortir de là.

Il attendait bien patiemment que sa cible soit à découvert, qu'aucun obstacle ne se profil entre lui et elle.
Et quand la voie fut libre, il fondit sur lui, armant son tir et lâchant le projectile qui vient s'écraser en pleine poitrine de l'homme.
Son forfait était maintenant accomplit, son plan allait pouvoir se dérouler sans accro.

Ronan se tenait la poitrine, au niveau du coeur, il constata avec écœurement la substance blanche qui se trouvait au bout de ses doigts.
Puis il leva la tête et chercha du regard le responsable de cette attaque.
" Et bien la journée commence bien " s'exclama t il avant de poursuivre sa route.

Et oui Raoul avait oublié un point important dans son plan. Il était un pigeon !
Et ce n'est pas parcequ’un pigeon chie sur un passant qu'il va se retrouver enfermer dans un pigeonnier.

... j'ai pas l'tempssssssss mon esprittttttt cuve ailleursssssssssss ...

( pardon aux familles, tout ça tout ça, et bonnes fêtes à tous )

jeudi 20 décembre 2007

Episode 17 : En résumé, on s'en sort comme on peut

J’essayais tant bien que mal de me remémorer le fil de la journée. Ce matin une femme se faisant passer pour la Mère Bergère venait me trouver avant mon petit-dej' liquide afin que j'alpague son mari avant qu'il ne se carapate avec une donzelle de cabaret et accessoirement sa fortune.
Miguel, un petit délinquant notoire, qui n'avait de petit que sa cervelle, m'avait secoué comme un shaker pour que j'accepte de retrouver une certaine Vera, prénom qui corresponds à la prétendue maîtresse de Bergère.
Après j'avais été ouvertement menacé par un asiatique qui avait foutu le boxon dans mon bureau, il était là pour me recommander de rester en dehors de l'affaire Bergère, pour une fois j'aurais du écouter les conseils que l'on me donnait.
Et comme si ça ne suffisait pas, mon ex-femme Debra me demandait un coup de main dans une affaire d'objets d'art disparu. Et comme à chaque fois avec Debra ça se terminait devant l'église au milieu d'une fusillade.
Enfin son vieux m'avait quand même filer la liste officieuse des donateurs de son musée, un ramassis de gens qu'il vaut mieux éviter de côtoyer : Et comble de l'histoire Bergère était sur cette liste.
Mais maintenant cette dernière était avec mes effets personnels entre les mains des fédéraux.
Ceux là même qui venait de m'attraper en train de tenter de pénétrer dans la planque où je supposais que Bergère était caché.

Je dois dire que refaire défiler la journée dans ma tête me permettait d'y voir un peu plus clair.
Beaucoup de chose semblait tourner autour de Bergère, même si certains vous diront que la ville entière tournait autour de Bergère.
Je tentais de m'expliquer avec les fédés, ce n'était pas chose facile, je ne m'étais pas vraiment montrer coopératif et ils me le rendaient bien.
Mais j'avais un défaut encore plus grand que mon sens de la repartie, j'aimais bien comprendre les choses, surtout lorsqu'elles essayent de m'embrouiller.

Je réussissais à déduire pas mal de trucs, si les costards cravates avaient monté une fausse planque pour protéger Bergère, c'est que ce dernier était en danger.
Et visiblement, j'avais été engager pour ouvrir la voie du vrai tueur, à la fois pour trouver Bergère, mais également pour tomber dans les éventuels traquenards à sa place.
Ils avaient bien joué leur coup et j'étais tombé dans le premier piège à con venu.

Mais les fédés ne voulaient pas me lâcher pour autant, ni me lâcher des infos.
Surtout qu'ils avaient eu le galopin que j'avais soudoyer, ce dernier n'avait pas réussit à les semer et me mettait tout sur le dos pour s'en tirer.
Entre la parole d'un gamin et celle d'un privé, il préférait croire le gosse ... putain de boulot, personne ne nous fait plus confiance ... et je ne peux pas vraiment leur donner tord.

Quoiqu'il en soit après plusieurs heures entre leurs mains, je n'étais pas plus avancé, la hiérarchie se renvoyait la balle pour statuer sur mon cas. Finalement le chef du chef du chef du chef du sous-chef du pas tout a fait sous-chef mais presque de l'officier qui m'avait appréhender, estima enfin que je n'avais rien à voir dans leur histoire.
Néanmoins dans le doute, on me conseillait de ne pas quitter la ville et de rester disponible à tout e convocation de leur part.
Pour ma part en sortant de leur bureau je n'espérais qu'une seule chose, rester vivat assez longtemps pour m'extirper de cette histoire.

( à suivre : désolé pour le retard, cause de grippe )

jeudi 6 décembre 2007

Episode 16 : Attaches à taches, quand tu nous tiens

Une brusque sensation de froideur et d'humidité me tira du coltard, il faut dire que je venais de me prendre une bassine de flotte à la gueule, enfin j'espèrerais que c'était bien de la flotte, faut s'attendre à tout avec le genre de tordu qui vous font ça.
Malgré tout j'étais toujours un peu dans le cirage, c'est le genre de truc assez fréquent lorsque l'on vous malmène l'arrière du crâne avec un grand coup. Et il pouvait bien me déverser l'Hoover Dam sur le coin de la tronche, ça ne m'aurait pas aidé à retrouver mes esprits plus vite.

Enfin ça ne m'empêchait pas de reconnaître la gêne caractéristique qui maintenait mes mains derrière mon dos. Ce n'est pas que j'ai été menotté très souvent, mais c'est le genre de chose que l'on oublie pas, surtout lorsque c'est au lit avec une charmante créature, avant qu'elle ne se barre en vous tirant votre larfeuille et en vous laissant comme un con à la merci du premier salopard de photographe venu.
Si Blacker savait ça ... merde j'espère qu'il ne le sait pas ... C'est Blacker, obligé qu'il le sait, je suis foutu !

J'avais d'autre chat à fouetter dans l'immédiat pour me soucier de ça. Je jetais un oeil autour, pas de trace de Bergère, mais deux types en costard qui examinait ce qui se trouvait quelque temps plus tôt dans mes poches.
Le temps, je me demandais bien combien de temps j'étais resté sonné, à juger par la nuit tombante dehors, j'aurais dit une heure, peut être moins. Et la nuit promettait d'être longue.
Dans ce genre de situation il vaut toujours mieux faire profil bas, mais j'ai toujours eu du mal à fermer ma gueule, c'est bien pour ça que les flics n'ont pas voulu me garder, je ne fermais pas les yeux sur les bons trucs.
J'allais me risquer à une petite remarque quand la porte de la chambre s'ouvrit, encore un costard cravate, mais celui là avait les tempes grisonnantes qui lui donnait un air de chef, enfin ça venait peut être aussi du fait que les deux autres trouduc s'était mis au garde à vous.

Dans mon métier faut mieux apprendre à se faire une idée des gens en un seul coup d'oeil, et mon instinct me disait que ce mec ci n'était pas un tendre, pas le genre à avoir le sens de l'humour.
Mais on ne se refait pas.

" Ha enfin !!! J'avais commandé un pain chaud " lançais-je au nouvel arrivant, avant de me prendre une droite bien lourde en pleine poire.
" Y a pas à dire, le service d'étage laisse à désirer " concluais-je en crachant par terre.

Le gradé se planta devant moi, l'air hautain " alors comme ça on veut faire le mariole ? On aime plaisanter ? Mais moi aussi j'aime rire, et je sens que bientôt je vais me fendre la tronche, enfin bien moins que la tienne ! "

Il se retourna vers les deux guignols, et leur demanda ce qu'ils avaient trouvés. Selon leur dire pas grand chose, des papiers, des clopes, un briquet, une paire de gant rien de bien répréhensible en somme.

" Je crois que l'on a affaire à un malin les gars, à un mec de la vieille école " dit il en rigolant.
Puis il approcha son visage de moi, son haleine était la pire des tortures que je pouvais subir, je l'aurais supplier de me frapper pour pouvoir éloigné sa tête le plus loin possible de la mienne.

" Tu pensais quand même pas me berner si facilement ? Je vois clair dans ton jeu ! Tu comptais zigouiller Bergère à mains nues ? Comme ça avec tes gants, pas d'empreintes ! T’es du genre vicelard toi ! T’aime voir tes victimes dans le blanc des yeux je pari ! Ouais je ne m’y trompe jamais, je sais reconnaître un sociopathe dès que je le vois. Et toi tu as vraiment l'air d'en vouloir à la Terre entière. Aller vas y dis moi pour qui tu bosse, qui t'as envoyé tuer Bergère ? Parle ! Qui ? "

Il me disait de parler, mais il ne me laissait pas vraiment l'occasion de l'ouvrir pour dire plus d'un mot

" l'oignon " dis-je rapidement

il enchaîna aussitôt : " l'oignon, l'oignon, je n'en ai pas entendu parler, c'est le surnom d'un des hommes de Marconi, je suppose, vas y parle qui c'est cet oignon ? "

Je me redressais sur mon siège comme je pouvais et continuais mon show.
" je me disais juste que vous aviez du manger pas mal d'oignon au dîner, et comme lui vous en tenez plus d'une couche ... "
C'était peut être la phrase de trop, car le coup qui suivi me fit décoller les miches du siège.

" Ce que je veux dire, c'est qu'il y a mal donne, je suis pas un porte-flingue, mais un privé, j'ai été engagé pour retrouver Maurice Bergère, pas pour le liquider. "

" Et tu pense que je vais te croire sur parole " me postillonna t il au visage.

Je lui rétorquais qu'il n'avait qu'à demander à la femme de ce dernier, c'était elle après tout qui m'avait payé une petite fortune pour lui mettre la main dessus ainsi qu'à sa maîtresse.
Mais mon tortionnaire m'appris que la vieille rombière de Bergère avait cassé sa pipe il y a plus de six mois.
Et c'est bien la première fois que je regrettais de ne pas avoir lu les pages mondaines de mon canard plutôt que celles de sport, car si je l'avais fait, je ne serais pas dans cette merde aujourd'hui.